• henri1

    Henri 1er(1008-1060)

    Roi de France de 1031 à 1060

    Deuxième fils de Robert II "le Pieux" et de Constance d'Arles. Associé au trône en 1025, à la mort de Hugues, son frère aîné, Il est sacré à Reims le 14 mai 1027. La décision de Robert II d'associer Henri au trône, ne se fait pas sans heurts, la reine Constance défendant les droits de son troisième fils Robert.
    Les deux frères parviennent à trouver un accord peu de temps avant la mort de leur père, le 20 juillet 1031.

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    Henri 1er accède au trône à la mort de son père, et aussitôt, il est à nouveau confronté aux intrigues de sa mère qui soulève contre lui une partie des grands vassaux, dont Eudes, comte de Blois et de Champagne, qui parvient à s'emparer de la ville de Sens et contraint le roi à se réfugier dans le domaine d'un de ses vassaux resté fidèle, le duc de Normandie, Robert "le Diable".
    Aidé du Comte d'Anjou, Foulques Nerra, le roi entreprend d'assiéger son frère Robert et le comte Eudes en été 1032. L'échec de ce siège provoque une concertation entre les belligérants au cours de laquelle Robert accepte de se soumettre à la condition que la Bourgogne lui soit inféodée. L'acceptation de ces conditions par Henri 1er provoque un grave recul territorial pour le domaine royal, dont les deux premiers capétiens avaient préservé l'intégrité.

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    Après la soumission de son frère, Henri 1er entame alors une guerre sans merci contre ses vassaux restés en rébellion, dont Eudes de Blois.
    Pour contenir ce turbulent baron, Henri 1er se rapproche de l'Empereur Germanique Conrad II et fort de cette alliance, il recommence le siège de Sens qui est une nouvelle fois un échec. La mort de Eudes en novembre 1037, ne terminera pas cette guerre, les fils de ce dernier Etienne et Thibault, qui se sont partagés la Champagne et la région de Blois et Chartres continue la révolte entamée par leur père.
    Ils seront définitivement vaincus à Nouy en 1044.

    Pendant sa lutte contre Eudes, Henri 1er a également fait appel à son vassal normand, Robert le Diable et lui a donné en récompense de sa loyauté, le Vexin Français, ce qui aura pour conséquence d'encore diminuer le domaine royal. A la mort de Robert, Henri 1er soutient son fils, Guillaume le Bâtard (futur Guillaume le Conquérant) contre une révolte de barons.
    En dépit des accords de vassalité et de loyauté, Guillaume se révolte quelques années plus tard contre Henri 1er qui décide d'envahir la Normandie, aidé de Geoffroy Martel, Comte d'Anjou et ennemi de Guillaume.
    Malgré cette coalition, Henri 1er et son allié sont vaincus à deux reprises à Mortemer en 1054 et à Varaville en 1058 par Guillaume, qui montre ainsi sa puissance par rapport à la royauté.

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    En 1043, Henri 1er épouse Mathilde de Frise, fille de l'Empereur d'Allemagne Conrad II, mais, celle-ci décède l'année suivante sans laisser de descendance. Après un long veuvage, le roi choisit comme épouse une princesse lointaine. Il envoie une ambassade dans la principauté de Kiev en 1048. En mai 1051, il épouse Anne de Kiev, fille du prince russe Jaroslaw Wladimirowich et d'Ingegarde de Norvège.
    Anne lui donne trois fils, Philippe né en 1052, Robert mort en bas âge et Hugues. Henri 1er associe son fils Philippe au trône et le fait sacrer à Reims le 23 mai 1059.

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    Henri 1er meurt le 04 août 1060 et laisse à son fils une situation déplorable, le royaume est fragilisé par les rébellions et son étendue s'est amoindrie par l'abandon de la Bourgogne et du Vexin Français.
    De plus, les grands vassaux comme le Duc de Normandie et le Comte de Flandres ont agrandit leur zone d'influence et leur pouvoir.
    Philippe 1er étant toujours mineur à la mort de son père, la régence du royaume est confiée au Comte de Flandres Baudouin V et à la reine Anne.

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    Dieu est là !

     

    "L'Éternel est mon berger : je ne manquerai de rien... Il restaure mon âme... Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi..." Psaumes 23.1-4

     

    Sachez-le : une brebis égarée n'est pas en sécurité car le diable rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera (1 Pierre 5.8). A l'inverse, une brebis qui suit le bon berger ne risque rien. Même dans la vallée de l'ombre de la mort elle ne craint aucun mal ! Si Jésus est là, vous précédant sur le chemin, vous n'avez pas besoin d'être effrayé par quoi que ce soit.

    "Où tu iras j'irais."
    La Bible affirme que Dieu peut faire in-fi-ni-ment au delà de ce que vous pouvez imaginer ou demander. (Éphésiens 3.20) Fixez toute votre attention sur lui et non sur vos problèmes. Il est là !

    Plutôt que de dire : "Seigneur, fais ceci ou cela pour moi", cherchez plutôt à vous accorder sur ce qu'il est déjà en train de faire. Il est là !

    Quand l'anxiété essaye de s'installer dans vos pensées souvenez-vous que l'Éternel lui-même est votre berger. Il est là !
     
    Oui Dieu est là ! Alors, au lieu d'essayer de maintenir le contrôle sur votre vie et de demander à Dieu de vous suivre, abandonnez-vous vous-même maintenant à sa volonté. Cela peut paraître effrayant voir même vous sembler dangereux mais c'est la meilleure décision que vous puissiez prendre. Dites-lui simplement : "Où tu iras j'irais." (Ruth 1.16)
     
    Une prière pour aujourd'hui
     Éternel, tu es mon berger ! J'ai choisi de te suivre et je choisis de te suivre encore aujourd'hui. Selon ta promesse, je ne manquerai de rien. Tu restaures mon âme. Tu me diriges. Tu me conduis sur le bon chemin. Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi. Amen.

     

    Eric Célérier

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  • the-virgin-and-child-in-a-church-1437

    L'Homme au turban rouge, 1433

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    Autoportrait présumé de Jan van Eyck

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     Naissance  : vers 1390 
    Maaseik (Principauté de Liège)
    Décès  : 9 juillet 1441
    Bruges (Flandre)
    Nationalité  : Pays-Bas
    Activité(s)  : peintre, enlumineur, diplomate 
    Élèves  : Lambert van Eyck
    Mouvement artistique  : Primitif flamand

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    Œuvres réputées  : L’Adoration de l’agneau mystique
    Les époux Arnolfini
    La Vierge du chancelier
    la Madone au chanoine van der Paele

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    Jan-van-Eyck-la-vierge-au-chancelier-Rolin---detailJAN-VAN-EYCK-SMALL-TRIPTYCH-CENTRAL-PANEL-

    Jan van Eyck - The Ghent Altarpiece (wings closed)Jan van Eyck - The Madonna with Canon van der Paele

    Jan van Eyck (né vers 1390 peut-être à Maaseik et mort à Bruges le 9 juillet 1441) est un peintre né dans les territoires soumis à l'autorité du prince-évêque de Liège, Jean de Bavière (1390-1417) qui devient son protecteur. Il est célèbre pour ses portraits d’un réalisme minutieux. Ses tableaux les plus connus sont le portrait des époux Arnolfini et le retable de l'Agneau mystique, œuvre clé de la peinture occidentale. Il est l'un des premiers artistes à avoir signé beaucoup de ses œuvres.

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    L’apport technique de Van Eyck à la peinture occidentale est capital. Il a porté la technique de la peinture à l'huile à la perfection (sans pour autant la créer). Le liant utilisé par Van Eyck était à base d'huile siccative et d'un autre élément qui rendait le liant consistant, ce qui était l'une des difficultés rencontrés par les utilisateurs de la peinture à l'huile auparavant. Il a porté la technique de la peinture à l'huile et le réalisme des détails (notamment le rendu des matières) à un sommet jamais atteint avant lui, la technique flamande permettant aussi la netteté de ceux-ci.

    Jan van Eyck 013

    Vous pourrez admirer la finesse des détails représentés derrière cette madone !......

     

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  • 34011318fatsia2-jpg

    A ce genre ne se rattache qu'une seule espèce "Fatsia japonica". On la cultive depuis plus d'un siècle comme plante de jardin et d'intérieur. C'est un arbuste de croissance rapide à tiges ligneuses peu ramifiées. Les sujets cultivés en appartement portent généralement un tronc unique robuste, couronné d'une grande rosette de feuilles. Le fastsia peut atteindre 1,20 à 1,50 m en deux ou trois ans. Ses feuilles digitées, divisées en 7 à 9 lobes, sont vernissées et mesurent de 15 à 45 cm, elles sont portées par des pétioles de 30 cm.

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    Au jardin, le feuillage du fatsia est coriace et vert sombre, à l'intérieur, il est plus souple et d'un vert plus clair. Les jeunes feuilles encore enroulées sont très fragiles, toute meurtrissure qui leur est infligée est permanente et s'aggrave avec l'âge.

    A l'estérieur, le fatsia produit de grandes panicules de fleurs blanches en ombrelles, à l'intérieur, seuls les sujets agés et gardés au frais fleurissent.

    fatsia44le.jpg

    Une variété développée en France et connue, sous le nom de "Moséri" est plus compacte, de croissance plus lente et les nervures de ses feuilles sont teintées de jaune. La forme panachée "Variégata" offre des feuilles colorées de blanc ou de crème, surtout sur les bords. Elle est souvent vendue sous le nom de "Albo-marginata".....

    Fatsia-DSCF1022

     14945 l

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  • brochet

    Ingrédients (4 personnes):

    Un brochet d’1,4 Kg vidé et nettoyé ·
    1 carotte ·
    1 branche de céleri
    · Oignon
    · 1 blanc de poireau
    · 1 bouquet garni
    · 50 cl de jus de citron
    · Gros sel , sel fin , poivre en grains
    Pour le beurre blanc :
    · 4 échalotes grises
    · 150 g de beurre
    · 5 cl de vinaigre
    · 5 cl de jus de citron
    · 1 pointe de Cayenne
    · Sel , poivre

    p broch

    Préparation:
    Versez 2.5 l d’eau dans une poissonnière ( ou une cocotte ovale assez grande pour contenir le poisson) ajoutez le jus de citron la carotte en rondelles , la branche de céleri , l’oignon , le blanc de poireau émincé , le bouquet garni et une dizaine de grains de poivre portez à ébullition , salez avec 30 g de gros sel , faites bouillir 20 mn , puis laissez refroidir complètement , ce court bouillon , entre temps , lavez abondamment le brochet , saupoudrez-le de sel fin , laissez le en attente 15 mn

    Rincez à nouveau le brochet , plongez-le dans le court bouillon refroidi , portez à ébullition dès que cette dernière a repris , réglez la cuisson de manière à n’entretenir qu’un imperceptible frémissement , laissez pochez ainsi pendant 20 mn , préparez le beurre blanc , pelez et hachez finement les échalotes , mettez-les dans une casserole avec le vinaigre et le jus de citron
    Laissez bouillir et réduire à feu doux jusqu’à
    ce qu’il reste la valeur de 3 cuil à soupe de liquide pendant ce temps coupez le beurre très froid en petits morceaux , incorporez-les progressivement à la réduction d’échalotes sur feu très doux sans cesser de battre avec un fou e t à main , jusqu’à ce que la sauce devienne blanche et crémeuse , salez , poivrez et relevez de Cayenne gardez dans un bain-marie chaud , mais hors du feu

    Égouttez le brochet du court-bouillon a l’aide d’un petit couteau retirez rapidement la peau de chaque coté , dressez alors le poisson sur un plat long , nappez de beurre blanc ou présentez celui-ci dans une saucière préalablement chauffés , décorez le plat de quartiers de citron et de brins de persil , accompagnez de pommes de terre cuites à la vapeur

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  • bain marcel adolphe-une jeune fille dans la prairi-copie-1

    Marie

     
    Ainsi, quand la fleur printanière
    Dans les bois va s’épanouir,
    Au premier souffle du zéphyr
    Elle sourit avec mystère ;
     
    Et sa tige fraîche et légère,
    Sentant son calice s’ouvrir,
    Jusque dans le sein de la terre
    Frémit de joie et de désir.
     
    Ainsi, quand ma douce Marie
    Entr’ouvre sa lèvre chérie,
    Et lève, en chantant, ses yeux bleus,
     
    Dans l’harmonie et la lumière
    Son âme semble tout entière
    Monter en tremblant vers les cieux.
     
    Alfred de Musset

    154e-anniversaire-mort-dalfred-musset-L-Wu4Egh

    Alfred de Musset, né le 11 décembre 1810 à Paris et mort le 2 mai 1857 dans la même ville, est un poète et un dramaturge français de la période romantique.

     

     

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  • 5069 cirque-du-fer-a-cheval samoens

    Si les vallées du Faucigny possèdent de nombreuses gorges, c'est surtout par l'extraordinaire cirque du Fer à Cheval que les Alpes calcaires de cette région sont remarquables. De Bonneville, on prend vers l'est la D.19, puis à Marignier la D.26 qu'on suit jusqu'à Samoens. On reprend ensuite la vallée qui se rétécit et la N.507 qui atteint la Gorges de Tines.

    A Sixt on prend la D.29 vers le sud qui mène aux cascades du Déchargeux, du Rouget, de la Sauffa, de la Pleureuse et de Sales. Retournant à Sixt, on remonte le Giffre par la N.507 et à Plan du Lac on découvre le cirque du Fer à Cheval. Formé d'escarpements abrupts de plus de 600 m de haut, c'est un hémicycle qui sur 5 km développe ses parois ruisselantes de plus de 35 cascades. Les plus belles sont la cascade de la Méridienne à gauche, de la Lyre et de Pissevache. On peut remonter jusqu'au "bout du monde" où le Giffre prend sa source.....

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  • 12389 20110210T120954 0 jpg 525x500 q85

    Robert II le Pieux ou le Sage ou le Dévot
    (né en 972, mort le 20 juillet 1031)
    (Roi de France : règne 996-1031)

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    Roi de France surnommé le Pieux, le Sage ou le Dévôt, il monta sur le trône au mois d’octobre 996, après le mort de Hugues Capet son père, qui, dès l’année 988, l’avait associé à la royauté du consentement des seigneurs.

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    Sous le règne de ce prince, la France jouit pendant trente ans d’un repos qui lui était d’autant plus nécessaire qu’elle éprouva une famine dont la durée fut de quatre ans ; des pluies froides et continuelles faisaient pourrir les grains semés ou empêchaient les épis qui se formaient de parvenir à leur maturité. Ce désastre, qui s’étendit sur presque toute l’Europe, coûta à la France un tiers de sa population, car la peste suivit de près la famine, et deux fois se fit sentir de nouveau : la première en 1010, la seconde depuis l’année 1030 jusqu’en l’année 1033.

    Tant de malheurs, contre lesquels la prudence humaine ne pouvait rien, expliquent pourquoi, à cette époque, les reliques se multiplièrent à l’infini, pourquoi les pèlerinages devinrent si communs de la France jusqu’à Jérusalem, et donnèrent quelque temps après naissance aux croisades, qui devaient changer le sort de l’Asie, et ne firent que changer les mœurs de l’Europe. Robert, pour obéir aux lois féodales, aida quelquefois ses vassaux dans leurs querelles ; mais il n’entreprit pour ses intérêts qu’une seule guerre, dont le motif était juste.

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    Henri, duc de Bourgogne, frère de Hugues Capet, n’avait point d’enfant légitime : à sa mort, voulant disposer de son héritage en faveur d’un fils que sa femme avait eu d’un premier mariage, il le désigna pour lui succéder. Les seigneurs de Bourgogne le secondèrent, dans la crainte de dépendre immédiatement de la couronne ; c’était l’esprit du temps, et il faut croire que les peuples des provinces trouvaient un grand intérêt à être gouvernés par des souverains qui se fixaient au milieu d’eux. Robert, légitime héritier de Henri, soutint ses droits les armes à la main ; et après six années de guerre, pendant lesquelles il fut assisté par Richard, duc de Normandie, il se vit paisible possesseur de la Bourgogne, qu’il donna en apanage à son second fils, lequel, étant devenu roi, la céda à son frère Robert.

    1009769-Robert II le Pieux200px-Robert le Pieux Orléans

    La constance avec laquelle Richard, duc de Normandie, seconda son roi, malgré l’intérêt que tous les grands vassaux avaient à empêcher l’agrandissement du pouvoir souverain, honore ces deux princes. Quelques années avant la mort de Henri, duc de Bourgogne, le comte de Chartres et le duc de Normandie se faisaient une guerre si cruelle, que Richard crut devoir suivre l’exemple de ses ancêtres en appelant à son secours deux de ces rois du Nord encore païens, qui dévastaient alors l’Angleterre : ils accoururent en effet ; et, pour se peindre l’effroi que leur présence jeta dans tous les cœurs, il faut se rappeler les excès que ces barbares avaient commis en France dans les deux siècles précédents.

    Robert était trop sage pour ne pas prévoir combien il serait difficile de les chasser dès qu’ils auraient été séduits par le pillage, récompense ordinaire de leurs services. Il se porta médiateur entre le comte de Chartres et le duc de Normandie ; et par sa prudence, par l’ascendant de son esprit, par la justice avec laquelle il régla leurs droits, il conclut la paix entre eux, et prit sur son propre trésor les sommes nécessaires pour congédier les deux princes du Nord.

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    Cette loyauté, ce désintéressement, lui acquirent l’amitié du duc de Normandie, l’estime des grands et un tel respect en Europe, qu’en l’année 1023, pendant qu’on réglait les précautions à prendre dans une entrevue qu’il devait avoir sur la Meuse avec l’empereur Henri, roi de Germanie, ce prince partit de son camp presque seul pour venir trouver Robert au lieu où il était logé ; la plus grande confiance s’établit aussitôt entre eux, et ils offrirent au monde le spectacle, longtemps inconnu, de deux souverains ne s’occupant de politique que pour assurer te bonheur de leurs sujets.

    Malheureusement, l’empereur Henri mourut l’année suivante. Les Italiens formèrent la résolution de se séparer de l’Empire, et firent offrir le royaume d’Italie au roi de France, pour lui ou pour Hugues, son fils aîné, qu’il avait associé au trône. Loin de se faire illusion sur la valeur de ces couronnes données par l’inconstance des peuples, Robert sentit que les Italiens ne cherchaient pas un roi pour les gouverner ; qu’ils voulaient seulement allumer la guerre en Europe dans l’espoir de se rendre indépendants : il les refusa. Le duc de Guyenne, auquel ils s’adressèrent ensuite, n’eut pas la même prudence et ne tarda pas à s’en repentir.

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    En suivant la conduite politique de Robert, on voit qu’il mérita de recevoir le surnom de Sage ; qu’il n’aima point la paix par indolence, mais par le désir de rendre ses peuples heureux, et surtout parce qu’il sentait qu’un monarque, en se portant médiateur entre les grands, qui jouissaient du droit de se faire réciproquement la guerre, acquérait plus de puissance réelle qu’en les avertissant, par des démarches ambitieuses, du besoin de s’unir contre le pouvoir royal.

    Ce prince ne fut pas toujours heureux dans sa vie privée. Il avait épousé Berthe, qui était sa parente à un degré prohibé par les lois de l’Eglise ; et il profitait, pour ne point se séparer d’elle, des embarras que le pape éprouvait à Rome ; mais lorsque Grégoire V y eut établi son autorité, celui-ci exigea le renvoi de Berthe, excommunia le roi qui résistait, et donna pour la première fois au monde le spectacle d’un royaume mis en interdit.

    Que peuvent les rois contre l’opinion des peuples ? La reine étant accouchée d’un enfant mort, on répandit le bruit qu’elle avait mis un monstre au monde ; et Robert, qui l’aimait, fut obligé de s’en séparer. Ce n’est point la seule affaire qu’il ait eue avec Grégoire V, car il se vit aussi contraint de rétablir dans l’archevêché de Reims Arnoul, si justement condamné sous le règne précédent.

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    Robert épousa, en 998, Constance, fille du comte d’Arles, femme impérieuse dont il eut quatre fils : 1° Hugues, qu’il associa au trône en 1022, et qui, persécuté par sa mère, dont l’avarice égalait la sévérité, se révolta pour obtenir justice ; ce jeune prince, auquel les historiens prêtent de grandes qualités, mourut au mois de septembre 1026 ; 2° Henri, qui fut associé au Robert II le Pieux et Berthe de Bourgogne apres l’excommunication du roi trône après la mort de Hugues, malgré les intrigues de la reine, qui protégeait le troisième de ses fils, oubliant dans sa violence que la famille des Capet n’était pas assez affermie sur le trône pour pouvoir se diviser sans péril ; 3° Robert, qui fut duc de Bourgogne et chef de la première branche royale des ducs de ce nom, laquelle dura jusqu’en 1361 ; 4° Eudes, qui ne reçut point d’apanage.

    Le roi eut beaucoup à souffrir des emportements de sa femme : il se cachait d’elle pour faire des libéralités à ses serviteurs ; mais quoiqu’il lui cédât comme époux, il eut assez de fermeté pour ne lui laisser prendre aucune autorité dans ce qui intéressait le gouvernement. Il sut de même contenir quelques évêques, dont le zèle ne s’accordait pas avec l’esprit de la religion, et fit briller le chef d’une secte dont les affreux principes auraient anéanti l’ordre social.

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    Clément dans ce qui n’intéressait que lui, il pardonna à des conjurés qui avaient formé le projet de le tuer, et se servit de la religion pour faire approuver son indulgence ; car au moment où les juges étaient prêts à prononcer sur le sort des coupables, il fit admettre ceux-ci à la communion et dit qu’il leur accordait leur grâce, parce qu’on ne pouvait mettre à mort ceux que Jésus-Christ venait de recevoir à sa table.

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    Ce prince mourut à Melun au mois de juillet 1031, dans la 60e année de son âge et la trente-cinquième de son règne. Sa bonté, sa charité pour les pauvres, qu’il nourrissait et soignait avec un zèle que l’amour de Dieu peut seul inspirer, le firent adorer du peuple : ses connaissances en belles-lettres lui acquirent l’estime des savants ; sa loyauté, le respect des grands ; et sa piété la vénération des ecclésiastiques. La nature, prodigue à son égard, lui avait donné une taille majestueuse, une belle figure et toutes les grâces qui séduisent. Il est du petit nombre de ces rois qui, après un long règne, ont pu, au lit de mort, se rendre le témoignage qu’ils ne sont en rien comptables des malheurs que les peuples ont éprouvés sous leur gouvernement.

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    Le défi du destin

     

    "Pourquoi dis-tu Jacob… Ma destinée est cachée devant l’Eternel ?" Esaïe 40.27

     

    Depuis la chute d'Adam, ce cri de l'homme pour sa destinée est poussé par chaque génération.

    Seigneur, par ta grâce aide-moi à accomplir ces sept pas pour entrer dans ma destinée, comme Josué devant Jéricho.
    Poussez-vous également ce cri "quel est mon destin, Seigneur ?" alors que vous êtes sur votre couche, dans votre lieu secret ?
     
    Dieu vous répond que vous n'êtes pas une erreur, ni le fruit du hasard. Il vous assure que vous êtes une créature si merveilleuse (Psaumes 139.14). Dieu vous connaît parfaitement (Jérémie 1.5). Sachez que vous êtes son ouvrage, créé en Jésus-Christ (Ephésiens 2.10). Soyez assuré que Dieu a des projets de paix et un avenir pour vous (Jérémie 29.11). Le croyez-vous ?
     
    Si vous y croyez, voici sept points qui vous aideront à entrer dans votre destinée :
     
    1. Acceptez que Dieu soit un Dieu de plans, de projets et qu'il ait un plan pour votre vie.
     2. Demandez-lui de vous donner sa révélation ou la bonne vision.
     3. Soutenez votre vision éclairée par une passion saine.
     4. Sachez que votre passion saine qui soutient votre vision éclairée, vous conduira dans la bonne direction.
     5. Marchez dans cette direction avec détermination.
     6. Soyez assuré que la provision divine sera manifestée au temps convenable sur la route de votre détermination.
     7. Et alors, vous entrerez dans votre destinée qui n'est autre chose que votre "Canaan", votre terre promise.
     
    Une prière pour aujourd'hui
     Seigneur, par ta grâce aide-moi à accomplir ces sept pas pour entrer dans ma destinée, comme Josué devant Jéricho. Amen !

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  • bosch

    Le peintre flamand Jérôme Bosch, de son vrai nom Hieronymus van Aken, naît vers vers 1450/1460 à Bois-le-Duc où il décède en 1516.

    Bosch JeromeBosch Autoportait

    Fils du peintre Anthonis Janszoon Van Aeken, Jérôme Bosch commence par dessiner des modèles de vitraux et des cartons de tapisseries. Bosch est considéré comme le premier peintre flamand "moderne".

    Nombre de ses oeuvres reproduisent exactement des paraboles ou des récits bibliques. Philippe le Bon lui commanda un Jugement dernier. Philippe II d'Espagne tenta de se l'attacher. On ne peut lui attribuer en toute certitude qu'une quarantaine de tableaux.

    1006011-Jérôme Bosch le Jardin des délices terrestres16 colpor

    bosch-peintureHieronymus Bosch - Marriage Feast at Cana

    Bien que certains critiques du vingtième siècle l'aient appelé "le premier surréaliste", c'est dans un esprit purement médiéval que Bosch présente ses idées abstraites, étranges et symboliques. Imprégné des doctrines de la mystique flamande du quinzième siècle, Jérôme Bosch était habitué à entendre commenter les récits qu'il devait plus tard illustrer.

    Hieronymus Bosch - The Seven Deadly SinsHieronymus Bosch - Triptych of the Adoration of the Magi

    jardindesdelicescentregJerome Bosch

    Jerome Bosch - Haywain (1500)jerome-bosch-oeuvre

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