• Gouvernement provisoire de la République Française (1944-1947) : Félix GOUIN

    Félix Gouin, né le 4 octobre 1884 à Peypin dans les Bouches-du-Rhône en France, et mort le 25 octobre 1977 (à 93 ans) à Nice dans les Alpes-Maritimes en France, est un homme politique

       

     

    Fils d'instituteurs laïques, Félix Gouin1 se tourne vers des études de droit à Aix-en-Provence où il est boursier. Il obtient la licence. En 1902, il s'inscrit au grand cercle socialiste de Marseille, puis adhère à la SFIO. Avocat, il est inscrit au barreau de Marseille de 1907 à 1953.

    Il fut initié franc-maçon au sein de la loge les Arts et l'Amitié à l'Orient d'Aix-en-Provence.

    Félix Gouin est élu conseiller général des Bouches-du-Rhône dès 1911.

    Engagé volontaire en 1914, il passe toute la Première Guerre mondiale au front, et participe notamment à la bataille de Verdun.

    Il est élu maire d'Istres en 1920, et est constamment réélu jusqu'à son retrait de la vie politique, exception faite de la période du régime de Vichy. En 1924, il est élu député des Bouches du Rhône, mandat qu'il conserve également toute sa carrière, sauf sous le régime de Vichy. En 1938, il devient vice-président du groupe socialiste à la Chambre des députés.

     

    En 1940, il fait partie des quatre-vingts parlementaires à refuser les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Au procès de Riom de 1942, il assure la défense de Léon Blum dont il est l'ami intime.

    En mars 1941, il cofonde le Comité d'action socialiste avec Daniel Mayer. Il est incarcéré pendant trois mois au Camp de concentration Miranda de Ebro en Espagne, alors qu'il cherchait à rejoindre l'Angleterre. Il rejoint finalement Londres, où il préside la Commission de réforme de l'État qui établit entre autres le texte instituant une Assemblée consultative provisoire. Le 10 novembre 1943, il est élu président du Comité français de la Libération nationale d'Alger.

    En octobre 1944, il est élu président de l'Assemblée consultative provisoire, puis, en 1945, il est élu député de Marseille (tête de liste socialiste) à la première Assemblée constituante, dont il devient président.

     

     La présidence du Conseil

    Union Francaise

     

    En 1946, il est président du 3e gouvernement provisoire (par 497 voix contre 35 à Michel Clemenceau du PRL, 17 à Jacques Bardoux, 3 au général de Gaulle et 3 abstentions). Il se réserve le ministère de la défense nationale. Le 29 janvier, présentation du gouvernement devant l'assemblée (23 communistes, socialistes et MRP). La confiance est votée à 503 voix contre 44.

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    Son gouvernement fait voter la nationalisation de l'électricité et du gaz (création d'EDF et de GDF),

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     des bassins houillers non nationalisés en 1944, et de trente-quatre compagnies d'assurance.

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    Il fait également adopter la loi Marthe Richard.

     

     

    Tout au long de la Quatrième République, il participe à plusieurs gouvernements et exerce différents mandats : député, maire, membre de la délégation française à la 11e session de l'Assemblée générale des Nations unies à New York en 1956.

    En 1958, il vote non au référendum constitutionnel contre la majorité de la SFIO. Il renonce ensuite à toute carrière politique et démissionne de tous ses mandats. Il deviendra membre honoraire du parlement.

     

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  • Commentaires

    1
    Lundi 13 Mai 2013 à 00:35
    Cendrine

    Merci pour cette page d'histoire qui témoigne de lois majeures ayant eu un impact sur notre société.

    Je te souhaite un très agréable lundi, gros bisous

    Cendrine

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