• D'Arreau, on peut rejoindre Luchon par le col de Peyresourde, en suivant les attrayantes vallées de la Neste de Louron et de Larboust.

    Luchon, au centre d'une région riche en vallées admirables, possède dans sa périphérie la grande cascade de Montauban. Sur la D. 27c, à l'est, à 1,5 km, on prend le chemin du "Jardin des Cascades". A droite un sentier mène à la chute à travers un joli sous-bois.

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  • François Mitterrand, né le 26 octobre 1916 à Jarnac en Charente et mort le 8 janvier 1996 à Paris (7e arrondissement), est un homme d'État français.

    Agent contractuel sous le Régime de Vichy, puis résistant, il est onze fois ministre sous la IVe République. Il est député de la Nièvre, ministre des Anciens combattants et des Victimes de guerre, ministre de la France d'Outre-mer, ministre d'État, délégué au Conseil de l'Europe, ministre de l'Intérieur, garde des Sceaux, ministre de la Justice et sénateur de la Nièvre entre 1946 et 1981.

    Opposé au retour du général de Gaulle, il affronte celui-ci au second tour de l'élection présidentielle de 1965, qu'il perd. Il devient premier secrétaire du jeune Parti socialiste en 1971. Candidat de l'Union de la gauche à la présidentielle de 1974, il est battu par Valéry Giscard d'Estaing.

    Candidat du Parti socialiste à l'élection présidentielle de 1981, il est élu 21e président de la République française face à Valéry Giscard d'Estaing, le 10 mai 1981 avec 51,76 % des suffrages exprimés. Il est le premier socialiste à occuper la présidence de la République sous la Ve République, du 21 mai 1981 au 17 mai 1995.

    Il fait voter l'abolition de la peine de mort, plusieurs lois sociales et décide le « tournant de la rigueur » devant la menace qui pèse sur le franc.

    Il nomme Jacques Chirac Premier ministre après la défaite de la gauche aux élections législatives, en 1986.

    Il est réélu deux ans plus tard.
     Son second septennat est notamment marqué par l'engagement militaire de la France dans la Guerre du Golfe, la première nomination d'une femme, Édith Cresson, au poste de Premier ministre,

    l'adoption par référendum du Traité de Maastricht,

    une deuxième cohabitation, (avec Édouard Balladur à Matignon),

    Il détient le record de longévité (deux septennats complets) à la présidence de la République française.

    des révélations sur son passé et son mauvais état de santé, etsa mort...

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  • L'amour des ennemis


          Il se trouve dans la communauté une sœur qui a le talent de
    me déplaire en toutes choses ; ses manières, ses paroles, son caractère
    me semblaient très désagréables. Cependant c'est une sainte religieuse
    qui doit être très agréable au bon Dieu ; aussi ne voulant pas céder à
    l'antipathie naturelle que j'éprouvais, je me suis dit que la charité ne
    devait pas consister dans les sentiments, mais dans les œuvres. Alors je
    me suis appliquée à faire pour cette sœur ce que j'aurais fait pour la
    personne que j'aime le plus. À chaque fois que je la rencontrais je priais
    le bon Dieu pour elle, lui offrant toutes ses vertus et ses mérites. Je
    sentais bien que cela faisait plaisir à Jésus, car il n'est pas d'artiste
    qui n'aime à recevoir des louanges de ses œuvres, et Jésus, l'artiste
    des âmes, est heureux lorsqu'on ne s'arrête pas à l'extérieur mais que,
    pénétrant jusqu'au sanctuaire intime qu'il s'est choisi pour demeure, on
    en admire la beauté.

          Je ne me contentais pas de prier beaucoup pour la sœur qui me
    donnait tant de combats, je tâchais de lui rendre tous les services
    possibles et quand j'avais la tentation de lui répondre d'une façon
    désagréable, je me contentais de lui faire mon plus aimable sourire et je
    tâchais de détourner la conversation... Souvent aussi..., ayant quelques
    rapports d'emploi avec cette sœur, lorsque mes combats étaient trop
    violents, je m'enfuyais comme un déserteur. Comme elle ignorait absolument
    ce que je sentais pour elle, jamais elle n'a soupçonné les motifs de ma
    conduite et demeure persuadée que son caractère m'est agréable. Un jour
    à la récréation, elle me dit à peu près ces paroles d'un air très
    content : « Voudriez-vous me dire, ma sœur Thérèse de l'Enfant Jésus,
    ce qui vous attire tant vers moi, à chaque fois que vous me regardez, je
    vous vois sourire ? » Ah, ce qui m'attirait, c'était Jésus caché au
    fond de son âme. Jésus qui rend doux ce qu'il y a de plus amer.

    Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus (1873-1897), carmélite

     

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  • François-Louis Français, né à Plombières-les-Bains (Vosges) le 17 novembre 1814 et mort à Paris le 28 mai 1897, est un peintre paysagiste, graveur et illustrateur français. Il est l'un des fondateurs de la Société des aquarellistes français.

    Il étudia la peinture sous la direction de Gigout et de Corot, et débuta au Salon de 1837. Ses premières toiles trahissaient une sorte de pesanteur native, dont il se débarrassa peu à peu. Son premier paysage : une Chanson sous les saules, qui a été peint en collaboration avec Baron, fut remarqué. On lui doit depuis : Jardin antique, le Parc de Saint-Cloud (avec des figures de Meissonier) ; Soleil couchant en Italie, la Fin de l'hiver, le Ravin de Nepi, Vue des environs de Rome (1853).

    Il reparut à l'Exposition universelle de 1855 avec ces quatre dernières toiles et un Sentier dans les blés, qui révèle un paysagiste de premier ordre. Indiquons ensuite le Ruisseau de Neuf-Pré, et, parmi plusieurs toiles de moindre importance, la grande page Orphée (1863)

     . Après Orphée, la toile la plus importante de Français est son Bois sacré. L'artiste a essayé de rendre une fête de la nature, une aube de printemps. Vinrent ensuite : Environs de Paris, Environs de Rome (1866) ; les Regains (1868) ; le Mont Blanc, vu de Saint-Cergues (1866) ; Vue prise aux Vaux-de-Cernay (1872) ; Souvenir de Nice (1873) ; une Source, une Terrasse à Nice (1874) ; le Ravin du Puits-Noir, le Ruisseau du Puits-Noir (1875) ; le Miroir de Scey.

    En 1878, Français a achevé, dans l'église de la Trinité, à Paris, deux compositions, représentant Adam et Ève chassés du paradis et le Baptême du Christ.

    En 1878, il envoyait au Salon deux peintures : le Mont Cervin et le Lac de Némi, et deux aquarelles : un Sentier à Rome et une Lisière de Bois en automne. L'artiste exposa ensuite la Vallée du Roussillon (1879) ; le Soir et la Grand'-Route à Combs-la-Ville, une de ses plus belles toiles (1880) ; l'Ave Maria à Castel Gandolfo, un Lavoir à Pierrefonds (1881). En 1884, Français envoya l'Étang de Clisson, paysage plein de fraîcheur et de poésie ; en 1885, une Vue du bord du lac de Némi, d'une admirable transparence aérienne, et un petit Dessous de bois. En 1890, Français fut le premier paysagiste à être admis à l'Institut en remplacement de Robert-Fleury. Cette même année, il obtenait la médaille d'honneur au Salon des Champs-Elysées où il exposait deux paysages.

    Excellent peintre de portrait à ses heures, Français a exécuté son autoportrait pour le Corridor de Vasari de la Galerie des Offices de Florence. Ce fut un artiste robuste, vigoureux, plein de sève et de finesse à la fois, réunissant dans un bel équilibre les qualités de justesse et d'habileté dans la composition.

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  • La "Cannebière" du début du XXe siècle a un tout autre visage que celui d'aujourd'hui : elle est alors réputée dans le monde entier pour ses somptueux cafés, ses luxueux hôtels, ses cabarets et autres lieux de divertissements. Voyageurs de l'autre bout du monde, négociants et artistes s'y retrouvent dans une effervescence sans pareille. La vie économique et artistique se concentre entre l'ancienne Cannebière (du Vieux Port au cours Saint-Louis), la rue de Noailles et les allées de Meilhan qui ont été réunies en 1928 pour donner naissance à la nouvelle "Canebière", qui a perdu son second "n". Au cours du siècle précédent, cet axe principal de la ville a accueilli tour à tour les riches demeures des familles bourgeoises puis les commerces de luxe avant de laisser place, à la fin du XIXe siècle, aux grands hotels tels que le grand Hôtel Noailles qui a accueilli, jusqu'à dans les années quatre-vingt, les plus grandes célébrités venues du monde entier.

     

    Entre le palais de la Bourse, inauguré en 1860, et l'ouverture des Nouvelles Galeries en 1902, le commerce joue en ces lieux un rôle déterminant. Mais les affaires et autres échanges commerciaux sont aussi discutés dans les nombreux cafés tels que le célèbre café Turc (à l'angle de la rue Beauvau) ou le café Riche (depuis 1901 à l'angle du cours Saint-Louis).

    Le tramway , dont la première ligne électrifiée fut ouverte en 1892, côtoie sur la chaussée les attelages et bientôt les premières voitures. Les nombreux passants partagent le trottoir avec les petits travailleurs : camelots, décrotteurs et cireurs de bottes, mais ausi tondeurs d'ânes ou limonadiers ambulants, sans oublier les santonniers tous réunis ici au cours du mois de novembre.

    Autour de cet axe principal rayonne un centre-ville fortement remodelé entre les années 1820 et 1930. Le cours Belsunce, menant à la porte d'Aix animé par un marché, est célèbre pour son music-hall : l'Alcazar.

    La rue de Rome accueille déjà de nombreuses boutiques et la place Castellane change de physionomie en 1911 lorsque son obélisque est remplacée par la fontaine du marbrier Jules Cantini.

    Du haut de sa colline, la basilique de Notre-Dame-de-la-Garde est  déjà, au temps du tramway et des bateaux à vapeur, la bien-aimée protectrice des Marseillais. C'est alors un ascenceur hydraulique qui, entre 1892 et 1967, permet aux nombreux marins, pélerins ou simples promeneurs d'accéder facilement à la "Bonne Mère". Du haut de sa colline de 162 m de hauteur, les visiteurs ont une vue panoramique du centre-ville jusqu'au bord de mer.

    Texte extrait  du livre : La Provence d'Antan

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  • Deux espèces seulement du vaste genre "Pellaea" sont couramment cultivées en appartement. Elles n'ont pas le même type de frondes, mais elles présentent quelques caractères communs. Chez les deux espèces, pétioles et rachis sont velus et filiformes, les tiges sortent directement d'un rhizome très ramifié et certaines frondes sont composées de folioles à marge frisée sous lesquelles sont logées les spores. D'autres frondes ont des folioles à marge dentée non porteuses de sporanges. Dans de bonnes conditions, ces fougères croissent sans interruption, quoique de façon ralentie durant l'hiver.

    -ESPECES RECOMMANDEES -

    - ROTUNDIFOLIA - ne ressemble pas à la fougère classique. Ses frondes qui peuvent atteindre 30 cm sur 4, s'arquent vers le bas et s'étalent un peu à la façon des plantes rampantes. Chaque fronde comprend un court pétiole et un rachis sur lequel alternent 12 à 20 paires de folioles coriaces vert foncé, et se termine par une foliole unique. Le pétiole et le rachis sont presque noirs. Les folioles arrondies ont un diamètre d'environ 1 cm. La foliole terminale est presque ovale et mesure 2 cm sur 1

    - VIRIDIS - présente des frondes triangulaires dressées qui peuvent atteindre 75 cm. Chaque fronde comporte un pétiole de 15 cm et un rachis de 60 cm, le long duquel alternent environ 15 paires de pinnules lancéolées dont les plus grandes mesurent au plus 10 cm sur 3. Le rachis et le pétiole noircissent avec le temps.
    Cette espèce comprend deux variétés très répandues : "Macrophylla" et "Viridis". Toutes deux se rapprochent de l'espèce par leur port, leur taille et les coloris de leurs frondes. Les pinnules du "Macrophylla" cependant sont plus grandes et moins nombreuses. En outre, quand elles vieillissent elles se divisent en lobes à la base. "Viridis" est une fougère d'aspect plus gracile que la précédente. En effet, ses frondes, pourtant de même dimension, se divisent en un plus grand nombre de folioles.

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  • Issue de la Sapaudie, le Comté puis duché de Savoie a eu pour capitale Chambéry. Après avoir fait partie de l'éphémère département du Mont-Blanc sous Napoléon, la Savoie est à nouveau et définitivement devenue française en 1860, à l'issue du traité de Turin, initié lors de l'entrevue secrète de Plombières-les-Bains (Vosges) entre le Piémontais Cavour et Napoléon III. Ce dernier obtint alors la Savoie et le comté de Nice en échange d'un soutien militaire contre l'Autriche.
     Au sud de la Haute-Savoie, le département de la Savoie s'étend dès lors en majeure partie sur le massif alpin, traversé par la Tarentaise, haute vallée de l'Isère et par la Maurienne où s'écoule l'Arc. Mais à l'ouest, le mont du Chat constitue l'extémité méridionale du massif du Jura.

    LE PREMIER PARC NATIONAL FRANCAIS

    Délimitée par l'Isère au nord et par l'Arc au sud, la Vanoise est un des plus hauts massifs alpins, culminant à la Grande Casse (3855 m). On y créa en 1963 le premier parc naturel national français pour préserver la faune, la flore et le milieu minéral, et plus particuliérement le bouquetin. Comme les autres parcs nationaux qui lui succédèrent, il est formé de deux zones : la "zone de protection" (ou zone centrale) est un secteur où la réglementation est la plus stricte pour assurer la protection du patrimoine naturel, dans la "zone périphérique", les communes sont encouragées à protéger leur environnement, tout en assurant leur développement économique.

    L'OPPOSITION : ADRET/UBAC

    L'ubac désigne le versant sud d'une vallée, exposée au nord et donc moins ensoleillé que l'adret exposé au sud. Quand ils n'occupent pas le fond des vallées, les villages montagnards se sont ainsi plus naturellement étendus sur les adrets. Mais, avec le développement des sports d'hiver au XXe siècle, la situation s'est inversée. L'ubac est désormais privilégié pour l'aménagement de ces stations, notamment dans la Tarentaise, une moindre exposition au soleil favorisant la tenue de la neige.

    L'EBOULEMENT DU MONT GRANIER
     
    Les imposantes falaises du mont Granier qui dominent Chambéry, n'ont pas toujours eu leur silhouette actuelle. En novembre 1248, un énorme éboulement a fait disparaître une partie de la montagne. En contrebas, les colossaux éboulis ont formé les abîmes de Myans, terrains réservés depuis la fin du Moyen Age à la culture de la vigne, constituant le teroir de l'apremont.

    LE LAC DE LAMARTINE

    Le lac du Bourget est le plus grand lac naturel français après le lac Léman. Il inspira Lamartine pour son célèbre poème "Le Lac". Venu en cure à Aix-les-Bains en 1816, il tomba amoureux du lac et surtout de Julie Charles, sa voisine de chambre.

    Le lac est aussi associé à un événement insolite de la Seconde Guerre mondiale. Il était dit qu'en mars 1943, un avion allemand y aurait sombré. Alors que les doutes persistaient sur la véracité de l'histoire, il fut localisé en 1988, et en 2004 une équipe de plongeurs est descendue à plus de 110 m de fond pour l'observer.

    Texte extrait du livre : La France - Géographie curieuse et insolite.

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  • Ma libellule

    En te voyant toute mignonne,
    Blanche dans ta robe d'azur,
    Je pensais à quelque madone
    Drapée en un pan de ciel pur ;

    Je songeais à ces belles saintes
    Que l'on voyait, du temps jadis,
    Sourire sur les vitres peintes,
    Montrant du doigt le paradis ;

    Et j'aurais voulu, loin du monde
    Qui passait frivole entre nous,
    Dans quelque retraite profonde,
    T'adorer seul à deux genoux...

    *
    * *

    Soudain, un caprice bizarre
    Change la scène et le décor,
    Et mon esprit au loin s'égare
    Sur de grands prés d'azur et d'or,

    Où, près de ruisseaux minuscules,
    Gazouillants comme des oiseaux,
    Se poursuivent les libellules,
    Ces fleurs vivantes des roseaux.

    - Enfant, n'es-tu pas l'une d'elles
    Qui me suit pour me consoler ?
    Vainement tu caches tes ailes :
    Tu marches, mais tu sais voler.

    Petite fée au bleu corsage,
    Que je connus dès mon berceau,
    En revoyant ton doux visage,
    Je pense aux joncs de mon ruisseau !

    Veux-tu qu'en amoureux fidèles
    Nous retournions dans ces prés verts ?
    Libellule, reprends tes ailes,
    Moi, je brûlerai tous mes vers ;

    Et nous irons, sous la lumière
    D'un ciel plus frais et plus léger,
    Chacun dans sa forme première,
    Moi courir, et toi voltiger.

    François Fabié

    François Fabié, né au Moulin de Roupeyrac à Durenque (Aveyron) le 3 novembre 1846 et mort le 18 juillet 1928 à La Valette-du-Var (Var), est un poète régionaliste français.

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  •  

    Lors d'une promenade dans les environs de chez moi, j'ai découvert cette église, en voici quelques photos

    Voici deux photos de cette église avant le bombardement

    L'édifice est classé au titre des monuments historiques en 1943. Construite au XIIe siècle, profondément modifiée au XVIe siècle. Elle fut désaffectée durant la Révolution, transformée en halle aux grains puis détruite par les bombardements de 1944, restent des vestiges.

     Eglise endommagée par faits de guerre, rayée de la liste des Monuments Historiques le 07 01 1952 (arrêté),
    3 éléments font l'objet d'une protection dans cette construction :
    -clocher
    -mur
    -cloche

     

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  • Président de la Cinquième République : Valéry Giscard d'ESTAING

    Valéry Giscard d'Estaing est né le 2 février 1926 à Coblence, en Allemagne parce que son père y est directeur des finances. Cette famille appartient à la haute bourgeoisie : sa mère est issue d’une lignée de grands notables orléanistes et républicains.
     Valéry Giscard d'Estaing a eu une ascension politique fulgurante grâce en partie au cadre familial : son père faisait partie de l'Académie, et était un haut fonctionnaire. Du côté de sa mère, le grand-père et l'arrière-grand-père étaient sénateurs du Puy-de-Dôme et le second fut également ministre de l'Instruction publique.


    Le septennat de Valéry Giscard d'Estaing

    Après la mort du président Georges Pompidou en 1974, des élections sont très vite organisées. Giscard d'Estaing se présente contre Jacques Chaban-Delmas. Il reçoit notamment le soutien de Jacques Chirac et de certains députés UDR. Il s'affiche comme le candidat du renouveau, jeune, dynamique, désireux de réformer la France en profondeur. Au premier tour, il obtient 43,24% des voix tandis que son principal adversaire, François Mitterrand en obtient 32,60%. Mais au second tour, les deux candidats se tiennent au coude-à-coude, tandis que Giscard d'Estaing est élu avec 50,80% des suffrages contre 49,2%. Selon les paroles mêmes du nouveau président, « date de ce jour une ère nouvelle de la politique française ». Il veut ainsi mettre fin à la période gaulliste.

     Le septennat de Giscard d'Estaing se caractérise par de nombreuses réformes, notamment l'abaissement de la majorité à l'âge de 18 ans,

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    la loi sur l'interruption volontaire de grossesse,

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    le divorce par consentement mutuel, la création d'un secrétariat d’État à la condition féminine.
     Son objectif est de moderniser et libéraliser la France. Pour cela il mène une politique de « décrispation » qui « regarde la France au fond des yeux ». Ainsi, pour se rapporcher des Français, il se fait inviter chez des citoyens « ordinaires ». Mais sa politique de proximité déplaît à certains membres de la majorité plus conservateurs. Jacques Chirac, par exemple, Premier ministre démissionne. Il ne s'accorde pas avec ce président non-gaulliste, trop éloigné des valeurs du parti.

    Président de la Cinquième République : Valéry Giscard d'ESTAING

     De plus, la France traverse une période de crise économique très grave, celle du premier choc pétrolier (en 1973) et Giscard est obligé de ralentir la mise en oeuvre de ses réformes.
     Raymond Barre, moins marqué politiquement, mais spécialiste des affaires économiques, est alors appelé au poste de Premier ministre. Il mène une politique austère visant à résorber la crise du pétrole et réduire le taux de chômage.

    Président de la Cinquième République : Valéry Giscard d'ESTAING

    Président de la Cinquième République : Valéry Giscard d'ESTAING

    Tandis que Jacques Chirac crée en 1976 un parti réunissant les partisans gaullistes : le Rassemblement pour la République (RPR), Giscard crée l'Union pour la démocration française (UDF), parti regroupant les centristes et les libéraux en 1978.
     Lors des élections législatives de 1978, la droite l'emporte mais le RPR remporte 154 sièges tandis que l'UDF seulement 124. A partir de la création de ces deux grands partis, la droite est clairement divisée. Chirac affiche son hostilité envers l'UDF. Lorsqu'il est hospitalisé suite à un accident de la route en 1979, il lance « l'appel de Cochin », resté célèbre, dans lequel il dénonce les mesures de l'UDF trop tournées vers l'Europe et non vers la Nation. Pour lui, c'est « le parti de l'étranger ». Il est cependant obligé de modérer ses propos, lâché et critiqué par une partie de la majorité.
     Giscard d'Estaing axe essentiellement sa politique vers l'Europe. Il s'associe notamment avec le chancelier allemand Helmut Schimmdt ce qui lui permet ainsi de renforcer les liens franco-allemands. Par ailleurs, il est très favorable à la création,du Conseil européen en 1974 ainsi que du Système monétaire européen en 1979. Il mène également une politique proarabe afin d'assurer les approvisionnements en pétrole.

    Président de la Cinquième République : Valéry Giscard d'ESTAING

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     Mais la crise en France est de plus en plus grave : Raymond Barre, malgré ses compétences et ses réformes, ne parvient pas à résorber l'inflation. Peu à peu, la personnalité même de Giscard est contestée : ses repas avec le Français moyen finissent par agacer ou susciter des moqueries. Mais c'est le scandale des diamants de Bokassa qui va précipiter sa déchéance.
     Tandis qu'il tisse des liens étroits avec les présidents africains, comme l'avaient fait avant lui ses prédécesseurs, Le Canard enchaîné publie, en octobre 1979, la phococopie d'une lettre dans laquelle l'ancien dictateur centrafricain Bokassa déclare avoir offert au Président français une plaquette de diamants. Giscard nie les faits jusqu'en 1985

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    Cette affaire lui portera préjudice, notamment en 1981, lors des élections présidententielles qu'il perd avec 48,24% des suffrages. Cet échec est donc dû d'une part au scandale et également à sa rivalité avec Chirac. François Mitterrand devient donc Président de la République. Giscard d'Estaing est le premier président à ne pas se faire réélire.

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