• Poème de François COPPEE : L'EXILEE

    90px-MarionDavies-Hat-1920

    Souvent, lorsque la main sur les yeux je médite,
    Elle m’apparaît, svelte et la tête petite,
    Avec ses blonds cheveux coupés courts sur le front.
    Trouverai-je jamais des mots qui la peindront,
    La chère vision que malgré moi j’ai fuie ?
    Qu’est auprès de son teint la rose après la pluie ?
    Peut-on comparer même au chant du bengali
    Son exotique accent, si clair et si joli ?
    Est-il une grenade entr’ouverte qui rende
    L’incarnat de sa bouche adorablement grande ?
    Oui, les astres sont purs, mais aucun, dans les cieux,
    Aucun n’est éclatant et pur comme ses yeux ;
    Et l’antilope errant sous le taillis humide
    N’a pas ce long regard lumineux et timide.
    Ah ! devant tant de grâce et de charme innocent,
    Le poëte qui veut décrire est impuissant,
    Mais l’amant peut du moins s’écrier : «Sois bénie,
    Ô faculté sublime à l’égal du génie,
    Mémoire, qui me rends son sourire et  sa voix,
    Et qui fais qu’exilé loin d’elle je la vois !»

    jhfn4xys[1] 

     

    « CITES MERVEILLEUSES : BERNE (Suisse)EVANGILE AU QUOTIDIEN : PSAUME 130 »
    Yahoo!

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :