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    Clément Armand Fallières, dit Armand Fallières, né le 6 novembre 1841 à Mézin (Lot-et-Garonne) et décédé le 22 juin 1931 à Villeneuve-de-Mézin (Lot-et-Garonne), fut un homme d'État français, figure de la IIIe République, il est notamment président de la république de 1906 à 1913.

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    Ministre à plusieurs reprises, y compris de l'Intérieur ou encore des Affaires étrangères, président du Conseil des ministres, puis enfin président du Sénat, la carrière d'Armand Fallières connut un important tournant avec son élection à la présidence de la République française, le 18 février 1906.

    Élu le 17 janvier 1906, il succède à Émile Loubet en remportant la victoire face à Paul Doumer, 78 voix les séparant. Il devient ainsi le 9e président de la IIIe République. Il entre en fonctions le 18 février.

    Évitant d'occuper un rôle politique trop influent, le nouveau président cherche à se faire l'arbitre des classes politiques et souhaite rapprocher la fonction présidentielle des Français. Aussi se déplace-t-il facilement en province, notamment sur ses terres du sud-ouest. En 1907, il inaugure à Marmande (Lot-et-Garonne) le monument commémoratif de Léopold Faye, homme politique local, ancien maire de la ville puis conseiller général et président du Conseil général du Lot-et-Garonne entre 1871 et 1874, décédé en 1900.

    C'est durant la présidence de Fallières qu'a pris fin l'Affaire Dreyfus. En effet, par la loi du 13 juillet 1906, Dreyfus est réintégré partiellement dans l'armée, au grade de chef d'escadron (commandant). Le 4 juin 1908, les cendres du plus illustre défenseur de Dreyfus, l'écrivain Émile Zola, sont transférées au Panthéon.

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    Le 25 décembre 1908, en effectuant une promenade sur les Champs-Élysées, un garçon de café, qui fut camelot du roi, nommé Jean Mattis, se jette sur le président Fallières pour lui tirer la barbichette. Mais Armand Fallières réagit un peu brusquement en voyant l'énergumène et fut griffé au cou et à l'oreille droite. Jean Mattis écopa de quatre ans de prison.

    La présidence Fallières fut également une ère politique marquée par de conséquents progrès : un ouvrier gagne en moyenne 1 100 Francs net annuels ; les savoirs fondamentaux - lecture, écriture, calcul - constituent le bagage du plus grand nombre. En 1902, une réforme adapte l’enseignement secondaire aux nécessités de la vie moderne en attribuant une plus grande place aux sciences et aux langues étrangères ; après le certificat d’études, plus de la moitié des enfants entrent dans la vie active dès treize ou quatorze ans.

    En 1912, il instaure l'isoloir qui permet d'organiser les votes secrets.

    Très populaire, le président est affectueusement surnommé par les Français « le père Fallières » en raison de son apparence bonhomme.

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    Dans le domaine de politique internationale, le président Fallières travaille au renforcement de la Triple Entente (France/Russie/Royaume-Uni) face à l'Empire Allemand de Guillaume II et à la Triple Alliance (Allemagne/Autriche-Hongrie/Italie).

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    En 1908, il se rend en visite officielle au Royaume-Uni où il rencontre le roi Georges V, cousin germain des rois d'Europe notamment du tsar, de la tsarine et du Kaiser. La mère du roi, née princesse de Danemark et sœur de la mère du tsar, est une prussophobe convaincue.

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    L'année suivante, le 31 juillet 1909, le président rencontre le tsar de Russie Nicolas II lors de manœuvres de la marine à Cherbourg.

    En 1911, sur fond de "seconde crise marocaine" (Coup d'Agadir), alors que les troupes françaises commencent à occuper le Maroc que l'Allemagne convoite également, le président Fallières se rend en Belgique et aux Pays-Bas.

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    En mai 1911, c'est en Belgique qu'il se rend. Il y sonde les intentions du roi Albert Ier. En effet, le jeune souverain, monté sur le trône quelques mois plus tôt, membre d'une Maison d'origine Allemande, est marié à une nièce de l'empereur empereur d'Autriche François-Joseph, allié de l'Allemagne.

    En juillet de la même année, il se rend aux Pays-Bas. Ici aussi, la souveraine est jeune et mariée à un prince Allemand, oncle de la Princesse impériale Cécilie, belle-fille du Kaiser et future impératrice.

    En 1912, il commet une gaffe dont les journalistes feront des gorges chaudes : le 17 avril il présente ses condoléances au roi George V et au président américain William Howard Taft, en hommage aux nombreuses victimes du naufrage du Titanic. Parti en vacances, il oublie en revanche d'adresser ses condoléances aux familles françaises endeuillées.
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    Le mandat présidentiel d'Armand Fallières se termine en 1913. Après réflexion, le chef de l'État sortant choisit de ne pas se représenter pour un second mandat de sept ans, justifiant sa décision par la phrase : « la place n'est pas mauvaise, mais il n'y a pas d'avancement ».

     

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  • Sans titre 2

    Emile LOUBET  1838-1924

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    Ce fils de paysan de la Drôme, resté proche de la petite bourgeoisie est le portrait classique de l’homme politique de la IIIe République. Avocat de l’opposition à Napoléon III sous le second Empire, il est élu maire de Montélimar en 1870. Il poursuit une carrière posée, à l’Assemblée Nationale en 1876 puis au Sénat en 1885 dont il devient président en 1896, non sans avoir été Président du Conseil en 1892.

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     Candidat des modérés, soutenu par Clémenceau et ses amis, il est élu Président de la République en 1899. Son septennat commence dans la confusion des scandales (celui de Panama en particulier) ; il est accueilli au cri de « Loubet démission » ou « Loubet Panama ».
    Mais c’est surtout l’Affaire Dreyfus qui va marqué son septennat. Elu par les partisans de la révision, il gracie le capitaine en 1906 dans un climat passionné.

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     Mais Emile Loubet, c’est également l’homme de l’Exposition universelle de 1900, de la Tour Eiffel, de la première ligne de métro, l’homme de la « Belle Epoque »

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     Ce fut aussi un grand diplomate, artisan du rapprochement avec l’Angleterre et la Russie, scellé par la signature de l’Entente cordiale en 1904.

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    La fin de son mandat fut plus difficile (rupture des relations avec le Saint-Siège en lien avec la politique anticléricale d’Emile Combes qu’il désapprouvait). Il quitte l’Elysée en 1906, premier depuis l’avènement de la République à terminer son septennat, un peu dégoûté de la politique et se retire sur ses terres à  Marsanne où il meurt en 1924 .

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  • Sans titre 3

    1841 Naissance de François Félix Faure à Paris.
    1858 Félix Faure séjourne en Angleterre.
    1863 employé dans une maison de peausserie du Havre.
    1865 Négociant en cuir au Havre.
    1865 Mariage avec Berthe Belluot.
    1869 Consul de Grèce au Havre.
    1870/73 Adjoint au maire du Havre, il est révoqué par le gouvernement de Broglie.
    1881/1893 Il est élu député républicain modéré au Havre, il est réélu en 1885, 1889 et 1893.
    1881/1882 Sous-secrétaire d'État au commerce et aux colonies du gouvernement Gambetta (présidence Grévy).
    1883/1885 Sous-secrétaire d'État à la marine du gouvernement Ferry (présidence Grévy).
    1888 sous-secrétaire d'État à la marine du gouvernement Tirard (présidence Carnot).
    1894/1895 ministre de la marine du gouvernement Dupuy (présidence Carnot).
    1895 Suite de la démission de Casimir-Perier, il est élu Président de la République.

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    Pour renforcer l'alliance avec la Russie, Félix Faure reçoit le tsar Nicolas II à Paris en octobre 1896 et se rend à Kronstadt l'année suivante.
    1895 Protectorat sur Madagascar.
    1895 Le Capitaine Dreyfus est déporté en Guyane.
    1895 Création de la CGT.
    1895 Au "Grand Café" boulevard des Capucines à Paris, première séance de cinématographe des frères Lumière (La sortie des usines Lumière).
    1896 Madagascar devient une colonie française.

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    1896 Visite officielle à Paris de Nicolas II.
    1898 Clémenceau publie en première page de l'Aurore, en gros titre: « J'ACCUSE...! Lettre au président de la république par Emile Zola ». Le texte dénonce les officiers qui ont tout fait pour cacher la vérité.
    1898 Procès de Zola. Il est condamné à un an de prison et 3 000 F d'amende. Clémenceau l'incite à partir pour l'Angleterre.
    1898 Loi sur les accidents de travail.
    1898 Création par Trarieux de la Ligue des droits de l'homme pour défendre Dreyfus.
    1898 Une crise est ouverte avec l'Angleterre à la suite de l'incident de Fachoda.

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    1899 Félix Faure décède brusquement au Palais de l'Elysée (Officiellement mort d'une attaque d'apoplexie, mais vraisemblablement dans les bras de sa maîtresse, Marguerite Steinheil). Le jour de ses funérailles, le 23 février, Paul Déroulède et sa " Ligue des patriotes " tentent de marcher sur le Palais de l'Elysée.

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  • Sans titre 1

    Jean Casimir-Perier (1847 - 1907)

     

    Petit fils du premier ministre de Louis-Philippe, fils d'un ministre de Thiers Il est élu député en 1876 en 1877 il est sous secrétaire d'état à l'instruction publique puis à la guerre dans le gouvernement de Jules Ferry en 1883.

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    En 1893 il est chef du gouvernement. Autoritaire et de sensibilité conservatrice il s'efforce de rapprocher la fraction la plus modérée du parti républicain avec la droite monarchiste. Après l'assassinat de Sadi-Carnot il est élu président de la république, les radicaux ont essayé de lui barrer la route en lui opposant l'anticlérical Brisson  mais la droite est venue à son secours

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     Les radicaux vont déclencher une campagne de presse calomnieuse à son égard ce qui, cumulé à sa volonté de donner lustre et autorité à sa fonction, le conduiront à démissionner le 15 janvier 1895

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  • Sans titre 2

    Marie François Sadi Carnot, plus couramment appelé Sadi Carnot, né le 11 août 1837 à Limoges, mort le 25 juin 1894 à Lyon, est un homme d'État français, dont la carrière se termina par son passage à la présidence de la République de 1887 à 1894.


    Sadi Carnot est le fils de Lazare Hippolyte Carnot, le petit-fils de Lazare Carnot (le Grand Carnot), neveu de l'autre Sadi Carnot, le frère d'Adolphe Carnot et le père d'Ernest Carnot.

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    Il est l'élève de l'École polytechnique puis de l'École des Ponts et Chaussées dont il sort major en 1863. Après ses études il devint ingénieur en chef de la Haute-Savoie, où il conçoit et fait construire vers 1874, le fameux système de régulation de la sortie des eaux du lac d'Annecy, communément appelé « les vannes du Thiou ». Joyau technique et architectural, elles ont permis de remonter le niveau du lac

    Il fut élu député de la Côte-d'Or en 1871, et occupa des postes de haut fonctionnaire, notamment au Conseil supérieur des Ponts et Chaussées, puis il est nommé préfet de la Seine-Inférieure

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    Sous-secrétaire d'État aux Travaux Publics puis ministre des Travaux Publics, il devient ministre des Finances en 1885. Suite à la démission de Jules Grévy, mis en cause dans l'affaire des décorations, Sadi Carnot fut élu président de la République le 3 décembre 1887. Le début de son mandat est marqué par l'agitation boulangiste et le scandale de l'affaire de Panama (1892).

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    Dans un contexte d'agitation syndicale et anarchiste (les lois relatives à la liberté individuelle et aux délits de presse visant à réprimer cette agitation, qualifiées de lois scélérates par l'opposition socialiste, venaient d'être votées), Sadi Carnot est assassiné d'un coup de poignard par l'anarchiste italien Jeronimo Caserio le 24 juin 1894, lors de l'Exposition de Lyon. Il mourra des suites de sa blessure le 25 juin 1894 peu après minuit.

    Il repose au Panthéon de Paris avec son grand-père Lazare Carnot.

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  •   Sans titre 3

    Jules Grévy, né le 15 août 1807 à Mont-sous-Vaudrey (Jura) et mort le 9 septembre 1891 dans la même commune, est un homme d'État français, président de la République de 1879 à 1887

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    Jules Grévy, le premier vrai républicain

    Comme Adolphe Thiers, Jules Grévy est d'origine modeste. C'est un fils de paysan du Jura. Tout comme son prédécesseur, il fait de brillantes études et s'installe à Paris comme avocat.

    Mais là s'arrête le parallèle entre les deux hommes. C'est un ardent républicain qui défendra Blanqui et Barbès. Nommé commissaire du gouvernement par la Seconde République, il siège à l'extrême gauche et s'efface à l'avènement de Napoléon III. Il revient à la chute du second Empire, devient chef de l'opposition. Président de l'Assemblée nationale, il démissionne en 1873. En 1879, à la chute de Mac-Mahon, il est choisi, non pour ses qualités, mais seulement pour éviter Léon Gambetta dont se méfie la bourgeoisie.

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     Pourtant, si ce Président n'est pas resté dans les mémoires comme un homme au charisme évident, c'est sous son septennat que seront adoptées les bases d'une République vraiment républicaine et laïque. Qu'on en juge: adoption définitive du drapeau tricolore, du 14 juillet comme fête nationale et de « La Marseillaise », amnistie des communards et rétablissement du divorce. Sous le ministère de Jules Ferry: lois sur l'enseignement primaire (gratuit, obligatoire et laïque), libertés de la presse, de réunions syndicales, loi sur les communes et élection des maires par les conseillers municipaux. C'est une grande ère de réformes qui succède à celle de l'ordre moral.

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    Pourtant, Jules Grévy est critiqué pour son amour de l'argent et des honneurs. Ce qui ne l'empêche pas d'être réélu le 28 décembre 1885. Mais son second mandat sera bref. « L'affaire des décorations », due aux trafics de son gendre, déclenche le scandale. Clémenceau le foudroie et l'opposition boulangiste l'achève. Il est contraint à la démission le 2 décembre 1887.

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     Texte de François TENEZE.

     

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  • Sans titre 1

    Marie Edme Patrice Maurice, comte de Mac-Mahon, duc de Magenta, né le 13 juillet 1808 au château de Sully (Saône-et-Loire) près d’Autun, mort le 8 octobre 1893 au château de la Forêt, à Montcresson (Loiret), était maréchal de France et fut président de la République française du 24 mai 1873 au 30 janvier 1879.

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    Sorti de Saint-Cyr, il entra dans l’armée en 1827 et servit d’abord lors de l’expédition d’Alger, où il se fit remarquer par sa capacité et sa bravoure. Rappelé en France, il attira de nouveau l’attention lors de l’expédition d’Anvers en 1832. Il devint capitaine en 1833 et cette année-là revint en Algérie. Il mena des raids de cavalerie audacieux à travers les plaines occupées par les bédouins et se distingua au siège de Constantine en 1837. Depuis cette date jusqu’à 1855 il fut presque constamment en Algérie et accéda au grade de général de division..

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    Pendant la Guerre de Crimée on lui donna le commandement d’une division et, en septembre 1855, il mena avec succès l’attaque sur les ouvrages fortifiés de Malakoff, où il y prononça son célèbre « J’y suis, j’y reste ! », ce qui aboutit à la chute de Sébastopol.

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    Il se distingua particulièrement lors de la campagne d’Italie de 1859. Moitié par chance, moitié par audace et par flair, il poussa ses troupes en avant sans avoir reçu d’ordres à un moment critique lors de la bataille de Magenta, ce qui assura la victoire française. Pour ces brillants services, il reçut de Napoléon III le bâton de maréchal et fut titré duc de Magenta

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    Il participa à la guerre franco-allemande de 1870, et essuya plusieurs défaites pour finir prisonnier à Sedan.

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    En 1871, il fut nommé à la tête de l’armée dite « versaillaise » qui réprima sévèrement la Commune de Paris en massacrant 30 000 personnes, emprisonnant 38 000 et déportant au bagne 7 000 autres.

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    Porté par sa popularité, il est élu président de la République après la chute d’Adolphe Thiers le 24 mai 1873, et projette une restauration de la monarchie, après avoir limogé le Premier ministre pour le remplacer par un monarchiste. Mais l’échec de cette restauration le conduit à voter le septennat présidentiel. Avec le duc Albert de Broglie comme président du Conseil, il prend une série de mesures pour l’ordre moral ; mais ce n’est pas à lui qu’on doit le septennat ; ce sont les députés qui l’ont voté parce qu’ils espéraient que dans les sept années à venir le problème de la fusion serait résolu par le décès du comte de Chambord

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    L’Assemblée ayant le 9 novembre 1873 fixé son mandat à sept ans, suite à l’adoption de l’amendement proposé par le député Henri Wallon, il déclara dans un discours prononcé le 4 février 1874 qu’il saurait pendant sept ans faire respecter l’ordre légalement établi. Préférant rester au-dessus des partis, il assista plutôt qu’il n’y prit pris part aux procédures qui, en janvier et février de 1875, aboutirent aux lois fondamentales qui établirent finalement la République comme le gouvernement légal de la France. Pourtant Mac-Mahon devait écrire dans ses mémoires toujours inédits : « Par ma tradition de famille et en raison des sentiments que mon éducation m’avait inculqués dès le plus jeune âge envers la maison royale, je ne pouvais pas être autre chose que légitimiste. » C’est avec répugnance qu’il consentit en 1876 à la formation des cabinets Dufaure et Jules Simon, dominés par les Républicains.

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     Quand les mandements épiscopaux des évêques de Poitiers, Nîmes et Nevers, recommandant à la sympathie du gouvernement français le cas du pape captif Pie IX, furent suivis d’une résolution de la Chambre proposée par la gauche et demandant au Gouvernement de « réprimer les manifestations ultramontaines » (4 mai 1877), Mac-Mahon, douze jours plus tard, demanda à Jules Simon de démissionner et constitua un ministère conservateur sous la direction du duc de Broglie ; il convainquit le Sénat de dissoudre la Chambre et fit un voyage à travers le pays pour assurer le succès des Conservateurs aux élections, tout en protestant qu’il ne désirait pas renverser la République. C’est ce qu’on a appelé « le coup du 16 mai ». Cependant, les élections suivantes du 14 octobre donnèrent à la gauche une majorité de 120 sièges et le ministère de Broglie démissionna le 19 novembre. Mac Mahon tenta d’abord de former un gouvernement de fonctionnaires dirigé par le général de Rochebouët, mais la Chambre ayant refusé d’entrer en contact avec lui, Rochebouët démissionna dès le lendemain et le président se vit contraint de rappeler Dufaure, à la tête d’un ministère de gauche

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     Il conserva son poste jusqu’en 1878, pour permettre la paix politique pendant l’Exposition Universelle mais, les élections sénatoriales du 5 janvier 1879, ayant livré maintenant cette assemblée à la gauche, Mac-Mahon qui ne disposait plus d’aucun soutien parlementaire préféra démissionner le 30 janvier 1879 et Jules Grévy lui succéda.

     

     

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      Premier président de la IIIe République, Adolphe Thiers est né à Marseille d’une mère grecque et d’un père docker. Après des études de droit à Aix, il devient avocat puis journaliste libéral à Paris. Il devient rapidement un des hommes en vue de l’opposition au régime monarchique et un défenseur de la théorie d’une monarchie strictement parlementaire.
    Elu député d’Aix en 1830, il devient sous-secrétaire d’Etat aux finances de Louis-Philippe la même année, puis Ministre de l’intérieur en 1832, Président du Conseil en 1836. Démis peu après, cet historien reprend son Histoire du Consulat et de l’Empire. Mais ce politique né, reprend du service en 1840 comme Président du Conseil et rechute peu de temps après sur la question d’Orient.
    Réélu député en 1848, il soutient la candidature à la présidence de Louis-Napoléon Bonaparte avant de rompre avec lui fin 1849, lançant un avertissement contre la dérive impériale du régime. Exilé en Suisse après le coup d’Etat de 1851, il est autorisé à rentrer en 1852 et se fait le défenseur des libertés.
    Après la défaite contre les Allemands en 1870, il  négocie la paix et ses conditions avec Bismark. Il est élu Président de la République en 1871.

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     Il est élu Président de la République en 1871. Quittant Paris pour Versaille avec le Parlement en 1871, il doit faire face à l’insurection de la Commune qu’il écrase par les armes.

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    Il fut l’artisan du redressement de la France, clôturant le dossier allemand, réorganisant les finances et l’armée, contrôlant les ambitions des monarchistes. Le 17 mars 1873, l’Assemblée Nationale votait à l’unanimité que Thiers avait « bien mérité de la patrie ». 
    Avec son corps de nabot couronné d’un masque de prud’homme méphistophélique, son toupet blanc et ses lunettes, Thiers fut la cible joyeuse des caricaturistes de son temps.

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    Abattu peu après par la coalition des monarchistes, il devint le chef du parti républicain. Il meurt en 1877, un mois avant les élections qui marquèrent la consolidation définitive du régime qu’il avait contribué à fonder.

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