•     Saint-Louis

       Louis IX ou saint Louis est un roi de France du Moyen Âge. Né en 1214, il est le fils de Louis VIII et de Blanche de Castille. Il a régné entre 1226 et 1270.

    louis-IX43 Louis IX ou Saint Louis

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       Débuts du règne

    Louis IX devient roi à 12 ans. Le gouvernement est confié à sa mère, Blanche de Castille, qui devient régente. Elle fait face avec succès à la révolte des grands seigneurs qui tentaient de retrouver la liberté vis-à-vis du pouvoir royal. En 1242, Louis IX dut faire face à une révolte des seigneurs aquitains soutenus par le roi d'Angleterre.

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    Rivalité avec l'Angleterre
     
    Louis IX agrandit le domaine royal en annexant le Languedoc en 1229. En 1259, il signe le traité de Paris avec les Plantagenêt rois d'Angleterre. L'Anglais reçoit des territoires dans le sud-ouest de la France mais renonce à des territoires (Normandie, Anjou et Maine) et se reconnaît vassal du roi de France pour son duché de Guyenne. En 1234, il se marie avec Marguerite de Provence qui lui donnera onze enfants. Il réussit à imposer sa monnaie dans tout le royaume de France. Il fait appliquer ses ordonnances par les baillis et les sénéchaux. Il tente de limiter les guerres entre seigneurs. Enfin, Louis IX met en place la possibilité d'en appeler à la justice royale

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     Croisades
     
    Roi chrétien très croyant, Louis IX persécute les juifs du royaume et instaure l'Inquisition. Il participe à plusieurs croisades. Au cours de la septième croisade en 1250, il est fait prisonnier par les musulmans d'Égypte puis est libéré contre une rançon, mais il reste quatre années en « Terre Sainte ». Il prend part à la huitième croisade et meurt de la peste à Tunis en 1270.

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    Saint Louis reçoit à Damiette le patriarche de Jérusalemsaint louis prisonnier pantheon

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    Fondations, canonisation
     
    Louis IX fait construire la Sainte-Chapelle à Paris pour abriter les reliques de Jésus. Il offre un vitrail à la cathédrale de Chartres. Pendant son règne, il fonde plusieurs hôtels-dieu, des bâtiments qui accueillent les pauvres et les malades. L'Église catholique en fait un saint canonisé en 1297.

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  • Louis8lelion

    Louis VIII de France dit le Lion, naquit le 3 ou 5 septembre 1187 à Paris décéda  le 8 novembre 1226 à Montpensier  Il fut Roi de France de 1223 à1226,
    Il était le fils du roi Philippe Auguste et d’Isabelle de Hainaut..

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     Le court règne de Louis VIII fut marqué par deux brillantes campagnes : l’une contre les Anglais en Guyenne, l’autre contre Raymond VII de Toulouse.

    Il est le premier roi capétien à ne pas avoir été sacré roi du vivant de son père. Il avait été désigné par Philippe II dans son testament rédigé en 1190 comme devant lui succéder

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    Il mérita le surnom de « le Lion », pendant le règne de son père .Le futur Louis VIII obtint sa renommée en remportant, la victoire La Roche aux Moines en  1214 sur le Roi d’Angleterre, Jean Sans Terre Les barons anglais promirent au prince Louis, qui avait épousé Blanche de Castille, petite-fille d’Henri II d’Angleterre,  la couronne d’Angleterre  Acceptant cette offre, Louis débarqua sur les côtes anglaises, arriva à Londres en 1216 et prit le contrôle du sud du pays

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    Mais Jean sans Terre mourut peu après et ,  les barons anglais, plutôt que d'avoir à faire à un prince énergique comme Louis qui risquait de les entraver, décidèrent  de se prononcer en faveur d’Henri III, fils de Jean sans Terre. Louis continua la guerre, mais il fut battu à Lincoln en 1217 . Le11 septembre 1217, il signa le traité de Lambeth, il renonça à ses prétentions sur le trône d’Angleterre contre une forte somme d'argent.

    France 5Louis VIII le Lion (Jean-Fouquet)

     

    Plus tard, après avoir été sacré roi de France, il prit  pour prétexte que la cour d’Angleterre n’avait toujours pas exécuté toutes les conditions du traité de 1217, Louis VIII, profita de la minorité d'Henri III, et décida de s’emparer des dernières possessions anglaises en France. Au cours d’une campagne rapide, Louis VIII le Lion s’empara de la majorité des terres  d’Aquitaine . Les villes du Poitou , Saintonge,  Périgord, Angoumois et une partie du Bordelais tombèrent  les unes après les autres.

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    Le lundi 22 mai 1200, jour selon le chroniqueur Rigord qui suit le jeudi de l'Ascension (18 mai), date de la signature au lieu-dit Gueuleton (actuelle île du Goulet sur la Seine entre Vernon et Les Andelys) du traité de paix entre Philippe, roi de Françe et Jean, roi d'Angleterre, les noces du prince Louis et de Blanche de Castille sont célébrées, toujours selon Rigord, dans le même lieu. Ils eurent onze enfants dont le roi Louis IX  ou Saint-Louis.

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    Louis VIII le Lion , Roi énergique et intelligent , consolida le pouvoir royal et agrandit le territoire du Royaume de France

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  • 110614122123463839

    Philippe II Auguste

    Philippe Auguste est né à Paris en l’an de grâce 1165, le fils de Louis VII le Jeune (roi de 1137 à 1180), et de sa troisième épouse Adèle de Champagne.

    Philippe Auguste est sacré du vivant de son père, le 1er novembre 1179, selon la pratique d’association qui prévaut chez les Capétiens depuis 987.

    En 1180, le 18 septembre, il devient roi, en succédant à son père, il n’a que 15 ans. Il est le premier Capétien énergique et habile, à avoir une vision de la monarchie aux dimensions de la France.

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    Les territoires qui appartiennent à Philippe Auguste au moment de son couronnement sont peu étendus (Iles de France, Orléanais, et une partie du Berry) et surtout le roi n’a qu’une autorité restreinte. Or, Philippe Auguste est un grand rassembleur de terre et l’année de son accession au trône, il épouse Isabelle de Hainaut.

    Ce mariage lui apporte en dot, l’Artois, mais aussi les villes d’Arras et de Saint-Omer. Mais cette extension du royaume se fait surtout aux dépens des Etats des Plantagenêt, et des intérêts de la maison de Champagne, la reine mère Adèle, se réfugie auprès d’Henri II Plantagenêt. Cependant, celui-ci reste neutre car il doit faire face aux ambitions de ses propres fils (Richard Coeur de Lion et Jean Sans Terre)

    Philippe Auguste se brouille ensuite, avec l’oncle de sa femme, le comte de Flandre et une grande coalition féodale se forme contre lui.

    Or, contre eux, le roi utilise les droits qu’il tire de sa position de suzerain. Et surtout, il signe avec Henri II, le 28 juin 1180, à Gisors, un traité d’Alliance offensive et défensive qui permet au jeune roi de triompher de ses barons.

    Le comte de Flandre, qui avec la dot, perd une partie de ses territoires, s’allie à la Reine mère, à la maison de Blois-Champagne.

    Aucune solution n’est trouvée par les armes et l’alliance des barons s’effiloche. En 1185, Philippe Auguste devient maître de la situation. Il prend le château de Boves et, pendant trois semaines, sans combattre, il fait face à l’armée de Philippe d’Alsace qui est désormais isolé. Le comte de Flandre, à son tour, finit par demander la paix : par le traité de Boves, le roi reçoit l’Artois, Amiens et 65 places fortes dans le Vermandois qui lui assurent la domination politique de la région.

    Cette victoire étonne les contemporains et lui vaut, son surnom d’Auguste.

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    Cependant, sa préoccupation principale est de lutter contre la puissance inquiétante des rois d’Angleterre, désormais dotés de fiefs continentaux.

    En effet, par sa situation stratégique, par sa richesse agricole et par la qualité de son administration, la Normandie est un enjeu. C’est ainsi, que Philippe Auguste soutient la révolte des fils d’Henri II contre leur père, et oblige celui-ci à céder une partie du Vermandois. De plus, le roi marie sa fille à Jean Sans Terre, un des fils d’Henri II Plantagenet.

    A la mort d’Henri II, en 1189, il se retrouve face à Richard Coeur de Lion, devenu duc de Normandie, et roi d’Angleterre.

    D’abord unis au cours de la troisième croisade en 1190, les deux rois s’opposent ensuite.

    En effet, Philippe Auguste rentre le premier (1191) et profite de l’absence de Richard pour occuper le Vexin normand et les comtés d’Aumale et d’Eu. Ensuite, il obtient l’hommage de Jean Sans Terre pour la Normandie.

    Richard Coeur de Lion décide de rentrer afin de défendre sa terre et de déjouer les intrigues du roi de France, mais il est capturé et fait prisonnier de 1192 à 1193, par l’empereur germanique Henri VI, fils de Frédéric Barberousse.

    Philippe fait le maximum pour que sa libération soit aussi tardive que possible.

    Cependant, une fois libre, Richard inflige une série de défaites au roi de France (notamment l’échec humiliant dans la forêt de Fréteval en Vendômois en 1194) mais il est tué en Limousin, touché par une flèche alors qu’il assiège le château d’un vassal indocile.

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    Cette mort sauve le souverain français qui reprend les hostilités contre Jean sans Terre, nouveau roi d’Angleterre. Philippe Auguste le reconnaît en échange du Vexin normand, d’Evreux, du Berry.

    Or, Jean ne se présente pas pour rendre hommage au roi de France, qui le condamne en avril 1202 et lui confisque ses fiefs et entreprend la conquête de la Normandie.

    Philippe s’empare donc de la Normandie, du Maine, de l’Anjou, de la Saintonge, de la Touraine et de la moitié du Poitou (de 1204 à 1208). Quand Jean tente de se venger en suscitant une coalition contre le roi de France, la victoire de Bouvines en 1214, sauve Philippe qui a su cristalliser un véritable sentiment national. S’il échoue dans une tentative de mainmise sur l’Angleterre (échec de l’expédition de son fils, le dauphin Louis, futur Louis VIII en 1216), ses victoires continentales ont permis une extension considérable des territoires royaux

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    A la fin du règne de Philippe Auguste (en 1223), le domaine royal est quatre fois plus étendu qu’à son avènement, allant de l’Artois à la Saintonge, de l’Atlantique à la Loire, rejoignant l’Auvergne et la vallée du Rhône. Le roi contrôle les comtés de Flandre et de Champagne, les duchés de Bourgogne et de Bretagne et le puissant comté de Toulouse, épuisé par la croisade contre les Albigeois (1209-1229).

    Enfin, le roi adopte de nouvelles méthodes de gouvernement : institution des baillis après la suppression des offices féodaux de sénéchal  et de chancelier. Il fixe la cour à Paris, où sont conservées les archives nationales à partir de 1194.

    A la fin de son règne, Philippe Auguste entre en conflit avec le pape Innocent III, en raison de son mariage avec Agnès de Méranie.

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    En effet, il est marié avec Isambour de Danemark (1193), mais le roi ne consomme pas ce mariage et fait voter son annulation par une assemblée d’évêques. Ensuite, il épouse Agnès. Or, le pape ne reconnaît pas cette union de demande au roi de reprendre la princesse danoise, ce que Philippe refuse.

    C’est alors que le pontife n’ayant pu faire fléchir le roi, décide de jeter l’interdit sur le royaume (en 1200) mais Philippe ne s’incline qu’en 1213, bien après la mort d’Agnès de Méranie (1201).

    Philippe Auguste, à sa mort (à Mantes) en 1223, laisse à son fils Louis VIII un pouvoir consolidé, à tel point que celui-ci a pu abandonner le vieil usage capétien consistant à faire sacrer son successeur de son vivant.

    C’est avec Philippe Auguste, et grâce à lui, que le royaume de France, dépassant la principauté d’Ile de France, devient une puissance de premier plan en Europe.

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  • louis7

    LOUIS VII le Jeune   1120- 1180 

    Malgré les échecs connus lors de la deuxième croisade et dans son union avec Aliénor d’Aquitaine, Louis VII a joué un rôle important dans l’affirmation du pouvoir royal, poursuivant l’œuvre de son père et préfigurant celle de son fils.

    Né vers 1120, Louis VII est le second fils de Louis VI le Gros et d’Adélaïde de Savoie. On le destine à une carrière ecclésiastique mais la mort de son frère aîné, en 1131, fait de lui l’héritier du trône de France. Cette même année, il est sacré à Reims du vivant de son père. En juillet 1137, il épouse Aliénor d’Aquitaine et hérite six jours plus tard de la couronne royale suite au décès de Louis VI. Louis VII écarte sa mère de la cour, mais garde les conseillers de son père dont l’influent abbé Suger. Il poursuit alors la politique paternelle de mise en valeur du domaine royal, s’appuyant sur les villes auxquelles il accorde de nombreuses chartes, et favorisant les défrichements ainsi que l’émancipation des serfs.

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    Les premières difficultés apparaissent en 1141, lorsque Louis VII entre en conflit avec le comte de Champagne et le pape au sujet d’investitures épiscopales. Le roi de France est alors excommunié, et son royaume frappé d’interdit. Suite à une guerre de deux ans, le Capétien doit finalement s’incliner, et signer le traité de Vitry à l’automne 1143. Pour finir de se racheter, Louis VII décide également, malgré les conseils de Suger, de prendre part à la croisade prêchée par Bernard de Clairvaux.

     

    Cette seconde croisade (1147-1149) se solde par un échec et voit naître la discorde entre Louis et Aliénor. Malgré les efforts de Suger, le roi finit par se séparer, en mars 1152, de celle qui ne lui a donné que deux filles. La reine reprend alors sa dot et épouse deux mois plus tard Henri Plantagenêt qui devient roi d’Angleterre en 1154. Cette lourde erreur politique, les Capétiens vont la payer durant 300 ans.

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    En 1154, Louis VII épouse Constance de Castille qui accouche à son tour de deux filles. Mais la reine meurt en couche en 1160 et le roi de France n’a toujours pas d’héritier mâle. La même année, Louis décide donc d’épouser, en troisième noce, Adèle de Champagne. Elle donne finalement naissance en 1165 à ce garçon tant attendu qui reçoit le prénom de Philippe Auguste ; puis en 1171, naît Agnès qui épousera l’empereur de Byzance en 1180.

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      Disposant enfin d’un héritier, Louis VII peut dès lors se consacrer à la lutte contre les Plantagenêt.
    Durant la crise opposant Henri II et Thomas Becket (1164-1170), le roi de France prend le parti de l’archevêque de Cantorbéry qu’il accueille et protège.
    En 1172-73, Louis encourage également Henri le Jeune et Richard dans leur révolte contre leur père.
    Epuisé et gravement malade, Louis VII décide alors de faire sacrer son fils unique le 1er novembre 1179 et décède le 18 septembre de l’année suivante.

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  • portrait louis vi le gros

    Louis VI (Le Gros)
    Le Batailleur ou le Justicier
    Naissance : Paris - 1081 / Décès : Paris, 1137
    Associé au trône : France 1098
    Roi : France de 1108 à 1137

    Capétiens directs
    Fils de Philippe Ier et Berthe de Hollande

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    Biographie    
    Louis VI épousera Adélaïde de Savoie, nièce du pape Calixte II, en 1115. Il aimera cette femme qui lui donnera sept fils et une fille.

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    Ce fils de Berthe de Hollande et de Philippe Ier sera associé au trône en 1098. Il prendra en charge les opérations militaires face aux Anglo-Normands sous le règne de son père. Il sera sacré en toute hâte le 3 août 1108, afin de conjurer les ambitions d'un fils de la seconde femme de Philippe Ier, Bertrade de Montfort.

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    Le nouveau roi s'emparera successivement des châteaux des seigneurs pillards, notamment de ceux d'Ebbes de Roucy (1102), d'Enguerrand de Coucy (1117) et de Thomas de Marle (1130). Il prendra pour conseiller Suger, abbé de Saint-Denis qui mènera une oeuvre législative importante. Les privilèges fiscaux accordés aux communautés rurales contribueront à peupler l'Ile-de-France. Le royaume s'enrichira des nouvelles communes. Celle de Lorris en Gâtinais sera célèbre par sa charte de franchises appelée "coutumes de Lorris".

    Henri V, empereur d'Allemagne allié de Henri Ier Beauclerc son gendre, envahira la Champagne en 1124. Tous ses vassaux soutiendront alors Louis VI. Leur cri de ralliement "Montjoie Saint-Denis" restera celui de l'armée royale. L'empereur se retirera sans combattre.

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    Louis VI imposera l'autorité de la justice royale en Bourbonnais et en Auvergne. Il échouera en Normandie et en Flandre. Le souverain affrontera Henri Ier Bauclerc, duc de Normandie et roi d'Angleterre. Il soutiendra les prétentions de Robert Courteheuse puis, à partir de 1120, celles de son fils Guillaume Cliton. La guerre, commencée en 1109, durera vingt-cinq ans et se soldera par un échec. Le roi ne parviendra pas non plus à imposer le même Guillaume Cliton, contre Thierry d'Alsace après l'assassinat du comte Charles le Bon (1127). Louis VI favorisera l'établissement des communes urbaines en Picardie et en Flandre et soutiendra les efforts des réformateurs grégoriens pour soustraire l'élection des évêques à l'autorité des princes.

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    louis VI seigneurs felonsLouis VI le Gros, galerie de pierre basse

    Le fils aîné du roi, Philippe, sera sacré à Reims en 1129. Il décédera accidentellement en 1131. Louis VI mariera son fils aîné, le futur Louis VII, à Aliénor, fille et unique héritière du duc d'Aquitaine. Le domaine royal s'étendra alors de l'Oise aux Pyrénées. Répudiée en 1152, Aliénor se remariera presque aussitôt avec Henri II Plantagenêt, lui apportant en dot l'Aquitaine.

    Louis VI décédera en 1131, en tombant de son cheval gêné par un cochon, en plein Paris.

    Chatelet place du Grand Chatelet 49 maxPerelle Veue et perspective du Chasteau-neuf de Saint-Germa

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  • philipp1

    Philippe 1er(1052-1108)

    Roi de France de 1060 à 1108

    Né vers 1052, Philippe 1er est l'aîné des enfants d'Henri 1er et de sa seconde femme, Anne de Kiev. Il a été associé au trône et sacré à Reims dès le 23 mai 1059, alors qu'il n'a que 7 ans.
    L'année suivante, il succède à son père, mort le 04 août. La régence est confiée au comte de Flandre Baudouin V et à la reine Anne, jusqu'à ce que Philippe soit apte à diriger le royaume.
    Philippe est armé chevalier en 1067 et prend en main les rènes du royaume, peu de temps avant la mort de son tuteur, le comte de Flandre.

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    Dès cet instant, le jeune roi commence une politique d'expansion du domaine royal, restreind par les actes de son père à la région parisienne.
    Profitant des querelles de succession chez deux de ses vassaux, il reçoit le Gâtinais pour prix de son alliance avec l'un des neveux du comte d'Anjou dans sa lutte contre son frère pour la domination du Comté (1068). De même, il récupère le Vexin Français en l'envahissant juste après la mort de Robert de Valois (1077).
    Du côté de son puissant vassal de Flandre, la situation n'est pas non plus la plus sereine. La mort de Baudouin VI en 1070 laisse deux enfants( Arnoul et Baudouin) qui se partagent la Flandre et le Hainaut, sous la régence de leur mère . Le frère du défunt, Robert le Frison entend faire valoir ses droits sur la Flandre et entre en guerre contre sa belle-soeur et ses fils. Celle-ci réussit à faire intervenir Philippe 1er dans la lutte, et les deux armées se rencontrent à Cassel le 22 février 1071. Au cours de cette bataille, Richilde est faite prisonnière, Arnoul est tué et Philippe 1er est mis en fuite.
    Des négociations se font entre les deux camps, Baudouin accepte le Comté de Hainaut, Philippe reconnait le titre de Comte de Flandre à Robert le Frison.

    En 1066, Guillaume le Batard, Duc de Normandie envahit l'Angleterre et en devient le roi, après avoir vaincu à Hastings.
    En 1076, Guillaume décide d'annexer la Bretagne à son Duché de Normandie. Il s'en suit une longue guerre entre les deux souverains. Guillaume s'allie avec le comte Houel et assiège la ville de Dol. La ville résiste assez longtemps pour permettre à Philippe, allié du comte Geoffroy, de venir secourir la ville.
    Philippe remporte une écrasante victoire et oblige Guillaume à renoncer à ses vues sur la Bretagne et à signer la paix.
    Par la suite, Philippe entame une politique de division au sein de la royauté anglo-normande. Philippe 1er s'allie à Robert Courte-Heuse dans le conflit qui l'oppose à son père Guillaume, au sujet de la souveraineté de la Normandie et du Maine.
    La guerre se rallume entre l'Angleterre et la France en 1087 à propos de la province du Vexin, que le roi de France avait purement et simplement annexé quelques années plus tot, du fait de l'affaiblissement de l'autorité de Guillaume suite à ses défaites en Bretagne et contre son fils Robert.
    La mort de Guillaume au siège de Mantes le 09 septembre 1087 provoque l'arrêt de la guerre et voit la victoire de la politique de scission Philippe 1er, l'Angleterre tombe entre les mains de Guillaume le Roux, tandis que la Normandie reste aux mains de Robert Courte-Heuse.

    En 1072, Philippe épouse Berthe de Frise (ou de Hollande), la fille du comte de Flandres, Robert le Frison. En 1081, Berthe lui donne un fils, Louis qui sera associé au trône vers 1098. Après la naissance de leur deuxième enfant, Philippe répudie sa femme pour épouser, en 1092, Bertrade de Montfort, alors épouse de Foulques le Réchin, Comte d'Anjou.
    L'hostilité d'une partie du clergé à ce mariage, provoque un conflit entre le pape Urbain II et le roi de France. Malgré les négociations entre les deux parties, le roi est excommunié lors du concile d'Autun le 16 octobre 1094.

    Cette sentence est confirmée en 1095, lors du concile de Clermont, ce qui explique le fait que Philippe 1er ne participe pas à l'expédition de la Première Croisade.
    Urbain II lève la sentence en 1096, lorsque le roi promet de se séparer de son épouse. Cette promesse n'est pas tenue et Urbain II jette alors l'interdit sur tout le territoire du royaume en 1097.
    Cette situation continuera jusqu'à la mort du roi le 29 juillet 1108, le roi étant excommunié ou absous, selon qu'il se décide à quitter sa femme ou qu'il ne tienne pas sa promesse.

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  • henri1

    Henri 1er(1008-1060)

    Roi de France de 1031 à 1060

    Deuxième fils de Robert II "le Pieux" et de Constance d'Arles. Associé au trône en 1025, à la mort de Hugues, son frère aîné, Il est sacré à Reims le 14 mai 1027. La décision de Robert II d'associer Henri au trône, ne se fait pas sans heurts, la reine Constance défendant les droits de son troisième fils Robert.
    Les deux frères parviennent à trouver un accord peu de temps avant la mort de leur père, le 20 juillet 1031.

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    Henri 1er accède au trône à la mort de son père, et aussitôt, il est à nouveau confronté aux intrigues de sa mère qui soulève contre lui une partie des grands vassaux, dont Eudes, comte de Blois et de Champagne, qui parvient à s'emparer de la ville de Sens et contraint le roi à se réfugier dans le domaine d'un de ses vassaux resté fidèle, le duc de Normandie, Robert "le Diable".
    Aidé du Comte d'Anjou, Foulques Nerra, le roi entreprend d'assiéger son frère Robert et le comte Eudes en été 1032. L'échec de ce siège provoque une concertation entre les belligérants au cours de laquelle Robert accepte de se soumettre à la condition que la Bourgogne lui soit inféodée. L'acceptation de ces conditions par Henri 1er provoque un grave recul territorial pour le domaine royal, dont les deux premiers capétiens avaient préservé l'intégrité.

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    Après la soumission de son frère, Henri 1er entame alors une guerre sans merci contre ses vassaux restés en rébellion, dont Eudes de Blois.
    Pour contenir ce turbulent baron, Henri 1er se rapproche de l'Empereur Germanique Conrad II et fort de cette alliance, il recommence le siège de Sens qui est une nouvelle fois un échec. La mort de Eudes en novembre 1037, ne terminera pas cette guerre, les fils de ce dernier Etienne et Thibault, qui se sont partagés la Champagne et la région de Blois et Chartres continue la révolte entamée par leur père.
    Ils seront définitivement vaincus à Nouy en 1044.

    Pendant sa lutte contre Eudes, Henri 1er a également fait appel à son vassal normand, Robert le Diable et lui a donné en récompense de sa loyauté, le Vexin Français, ce qui aura pour conséquence d'encore diminuer le domaine royal. A la mort de Robert, Henri 1er soutient son fils, Guillaume le Bâtard (futur Guillaume le Conquérant) contre une révolte de barons.
    En dépit des accords de vassalité et de loyauté, Guillaume se révolte quelques années plus tard contre Henri 1er qui décide d'envahir la Normandie, aidé de Geoffroy Martel, Comte d'Anjou et ennemi de Guillaume.
    Malgré cette coalition, Henri 1er et son allié sont vaincus à deux reprises à Mortemer en 1054 et à Varaville en 1058 par Guillaume, qui montre ainsi sa puissance par rapport à la royauté.

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    En 1043, Henri 1er épouse Mathilde de Frise, fille de l'Empereur d'Allemagne Conrad II, mais, celle-ci décède l'année suivante sans laisser de descendance. Après un long veuvage, le roi choisit comme épouse une princesse lointaine. Il envoie une ambassade dans la principauté de Kiev en 1048. En mai 1051, il épouse Anne de Kiev, fille du prince russe Jaroslaw Wladimirowich et d'Ingegarde de Norvège.
    Anne lui donne trois fils, Philippe né en 1052, Robert mort en bas âge et Hugues. Henri 1er associe son fils Philippe au trône et le fait sacrer à Reims le 23 mai 1059.

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    Henri 1er meurt le 04 août 1060 et laisse à son fils une situation déplorable, le royaume est fragilisé par les rébellions et son étendue s'est amoindrie par l'abandon de la Bourgogne et du Vexin Français.
    De plus, les grands vassaux comme le Duc de Normandie et le Comte de Flandres ont agrandit leur zone d'influence et leur pouvoir.
    Philippe 1er étant toujours mineur à la mort de son père, la régence du royaume est confiée au Comte de Flandres Baudouin V et à la reine Anne.

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    Robert II le Pieux ou le Sage ou le Dévot
    (né en 972, mort le 20 juillet 1031)
    (Roi de France : règne 996-1031)

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    Roi de France surnommé le Pieux, le Sage ou le Dévôt, il monta sur le trône au mois d’octobre 996, après le mort de Hugues Capet son père, qui, dès l’année 988, l’avait associé à la royauté du consentement des seigneurs.

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    Sous le règne de ce prince, la France jouit pendant trente ans d’un repos qui lui était d’autant plus nécessaire qu’elle éprouva une famine dont la durée fut de quatre ans ; des pluies froides et continuelles faisaient pourrir les grains semés ou empêchaient les épis qui se formaient de parvenir à leur maturité. Ce désastre, qui s’étendit sur presque toute l’Europe, coûta à la France un tiers de sa population, car la peste suivit de près la famine, et deux fois se fit sentir de nouveau : la première en 1010, la seconde depuis l’année 1030 jusqu’en l’année 1033.

    Tant de malheurs, contre lesquels la prudence humaine ne pouvait rien, expliquent pourquoi, à cette époque, les reliques se multiplièrent à l’infini, pourquoi les pèlerinages devinrent si communs de la France jusqu’à Jérusalem, et donnèrent quelque temps après naissance aux croisades, qui devaient changer le sort de l’Asie, et ne firent que changer les mœurs de l’Europe. Robert, pour obéir aux lois féodales, aida quelquefois ses vassaux dans leurs querelles ; mais il n’entreprit pour ses intérêts qu’une seule guerre, dont le motif était juste.

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    Henri, duc de Bourgogne, frère de Hugues Capet, n’avait point d’enfant légitime : à sa mort, voulant disposer de son héritage en faveur d’un fils que sa femme avait eu d’un premier mariage, il le désigna pour lui succéder. Les seigneurs de Bourgogne le secondèrent, dans la crainte de dépendre immédiatement de la couronne ; c’était l’esprit du temps, et il faut croire que les peuples des provinces trouvaient un grand intérêt à être gouvernés par des souverains qui se fixaient au milieu d’eux. Robert, légitime héritier de Henri, soutint ses droits les armes à la main ; et après six années de guerre, pendant lesquelles il fut assisté par Richard, duc de Normandie, il se vit paisible possesseur de la Bourgogne, qu’il donna en apanage à son second fils, lequel, étant devenu roi, la céda à son frère Robert.

    1009769-Robert II le Pieux200px-Robert le Pieux Orléans

    La constance avec laquelle Richard, duc de Normandie, seconda son roi, malgré l’intérêt que tous les grands vassaux avaient à empêcher l’agrandissement du pouvoir souverain, honore ces deux princes. Quelques années avant la mort de Henri, duc de Bourgogne, le comte de Chartres et le duc de Normandie se faisaient une guerre si cruelle, que Richard crut devoir suivre l’exemple de ses ancêtres en appelant à son secours deux de ces rois du Nord encore païens, qui dévastaient alors l’Angleterre : ils accoururent en effet ; et, pour se peindre l’effroi que leur présence jeta dans tous les cœurs, il faut se rappeler les excès que ces barbares avaient commis en France dans les deux siècles précédents.

    Robert était trop sage pour ne pas prévoir combien il serait difficile de les chasser dès qu’ils auraient été séduits par le pillage, récompense ordinaire de leurs services. Il se porta médiateur entre le comte de Chartres et le duc de Normandie ; et par sa prudence, par l’ascendant de son esprit, par la justice avec laquelle il régla leurs droits, il conclut la paix entre eux, et prit sur son propre trésor les sommes nécessaires pour congédier les deux princes du Nord.

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    Cette loyauté, ce désintéressement, lui acquirent l’amitié du duc de Normandie, l’estime des grands et un tel respect en Europe, qu’en l’année 1023, pendant qu’on réglait les précautions à prendre dans une entrevue qu’il devait avoir sur la Meuse avec l’empereur Henri, roi de Germanie, ce prince partit de son camp presque seul pour venir trouver Robert au lieu où il était logé ; la plus grande confiance s’établit aussitôt entre eux, et ils offrirent au monde le spectacle, longtemps inconnu, de deux souverains ne s’occupant de politique que pour assurer te bonheur de leurs sujets.

    Malheureusement, l’empereur Henri mourut l’année suivante. Les Italiens formèrent la résolution de se séparer de l’Empire, et firent offrir le royaume d’Italie au roi de France, pour lui ou pour Hugues, son fils aîné, qu’il avait associé au trône. Loin de se faire illusion sur la valeur de ces couronnes données par l’inconstance des peuples, Robert sentit que les Italiens ne cherchaient pas un roi pour les gouverner ; qu’ils voulaient seulement allumer la guerre en Europe dans l’espoir de se rendre indépendants : il les refusa. Le duc de Guyenne, auquel ils s’adressèrent ensuite, n’eut pas la même prudence et ne tarda pas à s’en repentir.

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    En suivant la conduite politique de Robert, on voit qu’il mérita de recevoir le surnom de Sage ; qu’il n’aima point la paix par indolence, mais par le désir de rendre ses peuples heureux, et surtout parce qu’il sentait qu’un monarque, en se portant médiateur entre les grands, qui jouissaient du droit de se faire réciproquement la guerre, acquérait plus de puissance réelle qu’en les avertissant, par des démarches ambitieuses, du besoin de s’unir contre le pouvoir royal.

    Ce prince ne fut pas toujours heureux dans sa vie privée. Il avait épousé Berthe, qui était sa parente à un degré prohibé par les lois de l’Eglise ; et il profitait, pour ne point se séparer d’elle, des embarras que le pape éprouvait à Rome ; mais lorsque Grégoire V y eut établi son autorité, celui-ci exigea le renvoi de Berthe, excommunia le roi qui résistait, et donna pour la première fois au monde le spectacle d’un royaume mis en interdit.

    Que peuvent les rois contre l’opinion des peuples ? La reine étant accouchée d’un enfant mort, on répandit le bruit qu’elle avait mis un monstre au monde ; et Robert, qui l’aimait, fut obligé de s’en séparer. Ce n’est point la seule affaire qu’il ait eue avec Grégoire V, car il se vit aussi contraint de rétablir dans l’archevêché de Reims Arnoul, si justement condamné sous le règne précédent.

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    Robert épousa, en 998, Constance, fille du comte d’Arles, femme impérieuse dont il eut quatre fils : 1° Hugues, qu’il associa au trône en 1022, et qui, persécuté par sa mère, dont l’avarice égalait la sévérité, se révolta pour obtenir justice ; ce jeune prince, auquel les historiens prêtent de grandes qualités, mourut au mois de septembre 1026 ; 2° Henri, qui fut associé au Robert II le Pieux et Berthe de Bourgogne apres l’excommunication du roi trône après la mort de Hugues, malgré les intrigues de la reine, qui protégeait le troisième de ses fils, oubliant dans sa violence que la famille des Capet n’était pas assez affermie sur le trône pour pouvoir se diviser sans péril ; 3° Robert, qui fut duc de Bourgogne et chef de la première branche royale des ducs de ce nom, laquelle dura jusqu’en 1361 ; 4° Eudes, qui ne reçut point d’apanage.

    Le roi eut beaucoup à souffrir des emportements de sa femme : il se cachait d’elle pour faire des libéralités à ses serviteurs ; mais quoiqu’il lui cédât comme époux, il eut assez de fermeté pour ne lui laisser prendre aucune autorité dans ce qui intéressait le gouvernement. Il sut de même contenir quelques évêques, dont le zèle ne s’accordait pas avec l’esprit de la religion, et fit briller le chef d’une secte dont les affreux principes auraient anéanti l’ordre social.

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    Clément dans ce qui n’intéressait que lui, il pardonna à des conjurés qui avaient formé le projet de le tuer, et se servit de la religion pour faire approuver son indulgence ; car au moment où les juges étaient prêts à prononcer sur le sort des coupables, il fit admettre ceux-ci à la communion et dit qu’il leur accordait leur grâce, parce qu’on ne pouvait mettre à mort ceux que Jésus-Christ venait de recevoir à sa table.

    Robert II le Pieux à Rometravaux des paysans

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    Ce prince mourut à Melun au mois de juillet 1031, dans la 60e année de son âge et la trente-cinquième de son règne. Sa bonté, sa charité pour les pauvres, qu’il nourrissait et soignait avec un zèle que l’amour de Dieu peut seul inspirer, le firent adorer du peuple : ses connaissances en belles-lettres lui acquirent l’estime des savants ; sa loyauté, le respect des grands ; et sa piété la vénération des ecclésiastiques. La nature, prodigue à son égard, lui avait donné une taille majestueuse, une belle figure et toutes les grâces qui séduisent. Il est du petit nombre de ces rois qui, après un long règne, ont pu, au lit de mort, se rendre le témoignage qu’ils ne sont en rien comptables des malheurs que les peuples ont éprouvés sous leur gouvernement.

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  • 5680116

    Biographie
    Dynastie:  Capétiens
    Date de naissance:  vers 940
    Lieu de naissance:  Dourdan (Essonne)
    Date de décès : 24 octobre 996
    Lieu de décès : au lieu-dit « Les Juifs », près de Prasville (Eure-et-Loir)
    Père : Hugues le Grand
    Mère : Hedwige de Saxe
    Conjoint : Adélaïde de Poitiers
    Enfants : Gisèle, Edwige, Robert II, AdélaÏde

    hugues capet35 Hugues Capet

    Hugues Capet (né vers 939-941 probablement à Dourdan (Essonne), mort le 24 octobre 996 probablement au lieu-dit « Les Juifs », près de Prasville (Eure-et-Loir), duc des Francs (960-987), puis roi des Francs (987-996), fut le premier souverain de la dynastie capétienne. Fils de Hugues le Grand et de son épouse Hedwige de Saxe, il est l'héritier des puissants Robertiens, la lignée qui est en compétition pour le pouvoir avec la dynastie carolingienne et les grandes familles aristocratiques de Francie aux IXe et Xe siècles.

    Hugues capetM-C3-A9daillon Hugues Capet

    La fin du Xe siècle connaît le début d'une révolution économique et sociale qui allait trouver son apogée vers 1100. Les progrès agricoles, le début des défrichements et l'augmentation des capacités d'échanges entraînée par l'introduction du denier d'argent par les premiers Carolingiens, entraînent une dynamique économique encore timide mais réelle. Dans le même temps, la fin des invasions et la continuité des guerres personnelles entraînent la construction des premiers châteaux privés où peuvent trouver refuge les paysans. En parallèle, la nouvelle élite guerrière, les chevaliers, entre en concurrence avec l'ancienne aristocratie foncière carolingienne. Pour canaliser ces nouveaux venus et pour assurer la protection de leurs biens, l'aristocratie et l'Église soutiennent et exploitent le mouvement de la paix de Dieu. C'est dans ce contexte qu'Hugues Capet peut instaurer la dynastie capétienne.

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    Il bénéficie tout d'abord de l'œuvre politique de son père qui parvient à contenir les ambitions de Herbert II de Vermandois, puis à en neutraliser la lignée. Cependant, cela ne peut se faire qu'en aidant les Carolingiens, pourtant totalement évincés de la course à la couronne depuis la déchéance de Charles le Simple, à se maintenir. En 960, Hugues Capet hérite du titre de duc des Francs obtenu par son père en échange de la concession de la couronne à Louis IV d'Outremer. Mais, avant de parvenir au pouvoir, il doit se libérer de la tutelle des Ottoniens et éliminer les derniers Carolingiens. C'est avec le soutien de l'Église, et en particulier de l'évêque Adalbéron de Reims et de Gerbert d'Aurillac, tous deux proches de la cour ottonienne, qu'il est enfin élu et sacré roi des Francs en 987.

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     La relative faiblesse d'Hugues Capet est paradoxalement un atout pour son élection par les autres grandes familles avec le soutien des Ottoniens, car il est peu menaçant aux yeux des grands vassaux et pour les ambitions impériales. Cependant, si effectivement le nouveau roi ne parvient pas à soumettre ses vassaux indisciplinés, son règne voit une modification de la conception du royaume et du roi. Ainsi, Hugues Capet renoue avec l'Église en s'entourant systématiquement des principaux évêques et se rapproche de l'aristocratie en s'alliant avec les grands princes territoriaux (le duc de Normandie ou le comte d'Anjou), ce qui renforce son trône. Cette histoire du premier Capétien nous est surtout connue grâce au moine lettré Richer de Reims.

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    La Francia occidentalis se trouve définitivement séparée de l'Empire et le premier Capétien, comme ses successeurs, met toute son énergie à créer une dynastie continue en consolidant son pouvoir sur son domaine et en y associant son fils Robert le Pieux le jour de Noël de l'an 987. La couronne est effectivement transmise à son fils à sa mort en 996. La dynastie capétienne qu'il fonde ainsi dure plus de huit siècles et donne naissance à des lignées de souverains en Espagne, en Italie, en Hongrie, au Portugal et au Brésil.

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  • 124391

    Louis V le Fainéant
    (né vers 967, mort le 21 mai 987)
    (Roi de France (Francie occidentale) : règne 986-987)

    LOUIS V le Faineant

    Fils de Lothaire III et de la reine Emma, il a été surnommé le Fainéant, suivant l’usage des flatteurs d’une dynastie régnante à l’égard des derniers rois de celle qu’elle a détrônée. Il mérite d’autant moins ce honteux surnom qu’il donna des preuves de courage et d’activité au siège de Reims, et que pendant la courte durée de son règne il n’eut pas un seul instant de repos.

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    Son père l’avait associé à la couronne ; précaution fort sage, et que Lothaire avait d’autant plus de raison de prendre qu’il connaissait toute l’ambition de Hugues Capet. A la mort de Lothaire, arrivée le 2 mars 986, Louis fut salué roi par une partie des seigneurs à l’âge de vingt ans et couronné à Compiègne. La reine mère n’ignorait pas les projets suivis depuis longtemps par la famille de Hugues Capet, et le crédit dont jouissait ce seigneur ne pouvait que l’alarmer ; elle forma la résolution de se faire un appui de la veuve de l’empereur Othon Ier, son aïeule, princesse si respectée de ses contemporains qu’ils l’appelaient la mère des rois.

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    Emma conçut même le dessein d’emmener le jeune Louis à la cour impériale, pour le soustraire entièrement aux entreprises de ses ennemis ; mais, soit que Louis crût au bruit répandu à l’occasion de l’empoisonnement de son père, dont les ennemis de la famille royale accusaient Emma, soit qu’il fût assez faible pour craindre cette vertueuse princesse, il s’en sépara brusquement ; et, par cette division, il fournit à ses ennemis secrets le plus grand avantage qu’ils pussent désirer.

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    Il mourut le 21 mai 987, après un règne d’un an et quelques mois, empoisonné par la reine Blanche, sa femme, disent quelques historiens. Cette assertion n’est pas prouvée, ni celle qui affirme que cette princesse avait de l’aversion pour son mari. Blanche était fille d’un seigneur du midi de la France que l’on croit être un comte d’Auvergne. Louis l’avait épousée n’étant encore âgé que de quinze ans.

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    Louis ne laissa pas d’enfants, et le trône aurait appartenu à Charles, son oncle, fils de Louis d’Outre-mer et duc de la basse Lorraine, s’il y avait eu à cette époque d’autres droits que ceux de la force ou de l’adresse. Les voix se réunirent en faveur de Hugues Capet, le plus puissant seigneur du royaume : et en lui commença la troisième dynastie.

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     Sous les derniers rois carolingiens, la France, dont la domination s’était étendue jusqu’à la mer Baltique et à la Dalmatie, perdit une grande partie de son ancien territoire ; le trône fut avili, toutes les provinces devinrent des souverainetés, et la tyrannie la plus odieuse s’établit sous le nom de féodalité. Ces princes ne manquèrent cependant ni de courage ni de capacité : mais l’usurpation de Pépin avait rendu le trône électif, donné au clergé une influence sans bornes sur les grands intérêts de l’État.

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