• 8102355

    Lothaire II roi de France (v. 941 - v. 986)
    Parents / Familles :
    Père : Louis IV d'outremer Roi de France (v. 921 - v. 954)
    Mère : Gerberge de Germanie (v. 913 - v. 969)

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    Lothaire (941 Laon-† 986 Laon), succède immédiatement à son père et est sacré roi de France le 12 novembre 954 à l'abbaye Saint-Remi de Reims par l'archevêque de Reims Artaud. Ayant refusé tout partage avec son frère Charles, ce dernier est pourvu en juin 977 du duché de Basse-Lotharingie, par son cousin l'empereur Othon II de Germanie.

    Il épouse Emma, fille de Lothaire d'Arles, dont on dira qu'elle l'a fait empoisonner.

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    Incapable de nouer contre eux des coalitions efficaces, Lothaire tente vainement de limiter les pouvoirs du duc des Francs Hugues le Grand, puis de son fils Hugues Capet. Afin de s'assurer d'une Lotharingie qui pourrait être la base d'une reconquête du pouvoir aux dépens des grands de Francie occidentale, Lothaire lance en 985 une expédition contre Verdun à laquelle s'oppose l'archévêque de Reims Adalbéron, hostile à un nouveau conflit au sein du royaume franc.

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    Le roi cherche alors à faire condamner Adalbéron pour trahison, ce qui déterminera l'évolution de l'archévêque, jusque-là légitimiste, en faveur de Hugues Capet et contre le Carolingien Charles de Basse-Lorraine.

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        Alors qu'il est sur le point de mener une nouvelle expédition contre Liège et Cambrai, il meurt à Laon le 2 ou le 10 mars 986. Il est inhumé à Saint-Remi de Reims.

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  • 200px-Louis IV

    Louis IV dit d'Outremer (10 septembre 920 ou 9212 – 10 septembre 954, Reims), fils de Charles III le Simple et d'Edwige de Wessex, est un roi des Francs (936-954) de la dynastie carolingienne.

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    Après la déchéance en 922 de son père le roi Charles III le Simple, sa mère et le prince Louis, âgé de deux ans, se réfugient en Angleterre (d’où son surnom d’Outremer), à la cour de son grand-père maternel Édouard l'Ancien, puis à celle de son oncle Æthelstan, roi de Wessex. Devenu l'héritier carolingien par la mort en captivité de Charles III (929), il est rappelé d'Angleterre par le puissant marquis de Neustrie Hugues le Grand afin de succéder au roi Raoul mort au début de l'année 936, laquelle marque alors le retour de la dynastie carolingienne.

    livre-des-rois-de-france-20Louis IV dOutremer

    Son règne riche en rebondissements nous est avant tout connu par les Annales de Flodoard puis plus tardivement par les Histoires de Richer de Reims. Une fois au pouvoir, Louis d'Outremer souhaite s'éloigner de Hugues le Grand devenu duc des Francs et seconde personnalité du royaume après le roi. Dans un premier temps il se lance à la conquête de la Lotharingie (939).

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     Cette expédition est un échec et son beau-frère Otton Ier ne tarde pas à le soumettre en assiégeant la cité de Reims (940). Dans un second temps, après la mort du comte des Normands Guillaume Longue Epée, Louis IV tente de prendre à son compte le gouvernement de Normandie mais il est enlevé par les hommes de Hugues le Grand (945).

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    Le concile d'Ingelheim (948) permet l'excommunication du duc des Francs et la libération définitive de Louis IV. À partir des années 950, le roi s'impose progressivement dans le Nord-Est de son royaume en tissant de nombreuses fidélités (notamment avec les Vermandois).

    Herbert II de Vermandoislongsword

     Il meurt accidentellement d'une chute de cheval entre Laon et Reims en 954.

    sacre louis IV grandes chroniques de france

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    Raoul ou Rodolphe
    (né vers 890, mort le 15 janvier 936)
     
    (Roi de France (Francie occidentale) : règne 923-936)

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    Duc de Bourgogne, gendre de ce Robert qui porta le titre de roi pendant le règne de Charles le Simple, Raoul fut lui-même appelé au règne de France par un parti puissant, lorsque Charles, abandonné de la noblesse, devint prisonnier d’Herbert, comte de Vermandois. Il fut sacré le 13 juillet 923, régna sept ans pendant la vie de Charles le Simple et six ans après la mort de ce monarque.

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    La couronne était déjà sortie de la ligne directe des fils de Charlemagne ; l’ordre de succession n’était plus reconnu, et les malheurs de la France engageaient à élire celui qui, par l’étendue de ses possessions et le nombre de ses partisans, paraissait le plus capable de rendre aux peuples la tranquillité dont ils avaient un si grand besoin.
     En acquérant le titre de roi, Raoul n’augmenta pas beaucoup sa puissance ; ce qu’il possédait comme duc de Bourgogne était plus considérable que les apanages unis à la royauté, depuis que les ducs et les comtes s’étaient rendus souverains dans leur gouvernement ; car, indépendamment du duc de Normandie, on comptait dans le royaume plusieurs seigneurs qui, par le nombre et la qualité de leurs vassaux, par l’étendue des pays soumis à leur domination, l’emportaient en pouvoir sur les rois.

    31 Raoul

    Trois concurrents se présentaient pour la couronne, à savoir : Raoul, duc de Bourgogne ; Hugues le Grand, son beau-frère, duc de France ; et Herbert, comte de Vermandois. Hugues ayant laissé à sa sœur la liberté de choisir entre lui et Raoul, elle aima mieux reconnaître son roi dans son époux plutôt que dans son frère ; Hugues n’appela point de cette décision, et unissant son parti à celui de Raoul, ce dernier fut élu. Le comte de Vermandois, qui retenait Charles le Simple prisonnier, faisait trembler l’usurpateur, en menaçant de rendre la liberté au roi, et obtenait de grands avantages pour suspendre l’exécution d’une menace qu’il n’était pas de son intérêt d’accomplir.

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    Malgré ces justes sujets d’inquiétude, Raoul étendit sa puissance, se fit reconnaître par les grands vassaux qui lui refusaient l’hommage, chassa de France les Hongrois appelés Bulgares et sut contenir les Normands dans le devoir ; mais il eut le chagrin de perdre la Lorraine, qui rentra de nouveau dans le royaume de Germanie. Ce prince, qui justifia son usurpation par un grand courage, beaucoup de prudence, de douceur et de fermeté, mourut sur le trône l’an 936, sans laisser d’enfant mâle.

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    Il y eut un interrègne par la difficulté de lui donner un successeur : Hugues le Grand et le comte de Vermandois ayant des forces trop égales pour que le choix de l’un ou de l’autre n’entraînat pas une guerre civile, ils s’exclurent réciproquement et firent offrir la couronne à Louis, fils de Charles le Simple, qu’on alla chercher en Angleterre, où la reine Ogive, sa mère, l’avait conduit l’an 923, ce qui le fit appeler Louis d’Outremer.

    Raoul roi de France

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  • Robert 1er de France

    Robert Ier
    (né en 865, mort en 923)
    (Roi de France (Francie occidentale) : règne 922-923.)

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    Frère du comte de Paris Eudes, il fut élu roi de France après la mort de Charles le Gros, et en conserva le pouvoir et le titre même après le sacre de Charles le Simple. Il était de la famille carolingienne non seulement par les femmes, mais encore par son père, Robert le Fort ou l’Angevin. Son ambition, égale à celle de son frère, le porta, après la mort de celui-ci, à se faire chef du parti opposé à Charles le Simple, dans l’espoir de monter à son tour sur le trône.

    Ce parti, composé des seigneurs qui avaient usurpé la souveraineté dans leur domaines, méprisait un roi faible qui n’avait pas su soutenir les droits de la couronne. Robert, connaissant cette disposition des esprits, sut augmenter les alarmes, et parvint à se faire élire roi dans une assemblée tenue à Soissons.

    robert1er

    Ceux qui la composaient déclarèrent qu’ils cessaient de reconnaître Charles le Simple pour souverain. Robert périt l’année suivante dans une bataille que lui livra celui-ci. Il fut roi depuis 922 jusqu’en 923 ; mais son parti ne se déconcerta point et donna la couronne à Raoul ou Rodolphe, duc de Bourgogne, qui la garda jusqu’à sa mort.

    Bataille de Soissons

    Robert a été mis, par la plupart des historiens, au nombre des usurpateurs. Cependant il était de la famille royale, et les droits de Charles le Simple à la couronne étaient contestés. Un prince qui ne sait pas régner inspire à ses sujets l’idée de chercher un autre chef ; mais on ne se crut permis d’en prendre un que dans la race royale.

    C’est ainsi qu’il y eut successivement quatre rois pendant le règne de Charles le Simple, et Robert ne fit que suivre l’exemple de Charles le Gros et d’Eudes, appelés au trône par une assemblée qui ne craignit point de paraître s’écarter de l’ordre de succession. Robert prépara l’élévation de sa famille. Il est père de Hugues le Grand et aïeul de Hugues Capet.

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  • 200px-Georges Rouget (1783-1869) - Charles III, dit le simp

    Charles III le Simple
    (né le 17 septembre 879,
    mort le 7 octobre 929)
    (Roi de France (Francie occidentale) : règne 898-922)

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    Surnommé le Simple, fils posthume de Louis le Bègue et petit-fils de Charles le Chauve, il naquit le 17 septembre 879, et ne fut point appelé à partager le royaume de France, dont une partie fut divisée entre Louis III et Carloman, ses frères, tandis que l’autre partie était envahie par les grands de l’Etat.

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    Après la mort de Louis III et de Carloman, il semblait que Charles dût monter sur le trône ; mais les seigneurs alléguèrent sa jeunesse, jetèrent des doutes sur la légitimité de sa naissance, et disposèrent de la couronne en faveur de Charles le Gros, sous prétexte que la France, de toutes parts attaquée par les Normands, avait besoin d’un prince puissant pour la défendre. La France fut mal défendue, et Charles le Gros périt victime des factions qui l’avaient appelé.

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     Le seul moyen de chasser les Normands du royaume était de se presser autour du monarque légitime : mais ce moyen ne fut pas employé. Pour se faire une juste idée de la confusion qui régnait alors, il suffit de remarquer qu’il y avait un régent pour Charles le Simple, tandis que Charles le Gros gouvernait sous le titre de roi. Après la mort de Charles le Gros, arrivée au commencement de 888, Charles le Simple fut encore éloigné du trône à cause de son jeune âge. Eudes, comte de Paris, fut élu roi ; ce qui n’empêcha point de sacrer Charles le Simple le 29 janvier 893 : il touchait alors à sa quatorzième année.

    charles simple

    La France eut donc deux monarques rivaux, quoique son territoire se trouvât beaucoup diminué par l’usurpation des seigneurs. Eudes étant mort le 3 janvier 898, Charles se trouva seul roi de France, mais avec si peu de pouvoir, qu’il fut réduit à donner a Rollon, chef des Normands, l’ancienne Neustrie en toute souveraineté, et sa fille Giselle en mariage ; Rollon demanda de plus le duché de Bretagne, et le roi y consentit, parce qu’il n’était ni assez puissant pour le refuser, ni assez maître de la Bretagne pour croire donner quelque chose.

    220px-CharlesIII le simple Jean de Tillet-Recueil des rois

    Le désordre qui régnait en France s’était étendu sur toute l’Europe ; partout la féodalité s’armait contre le pouvoir royal ; partout les trônes étaient ou vacants, ou occupés à la fois par plusieurs souverains. Charles était parvenu à ressaisir la Lorraine, qui avait été séparée de la France. C’est le seul titre qu’il ait à sa gloire ; et cependant cette action glorieuse réveilla les factions, parce que les factions ne craignaient rien autant qu’un roi qui serait assez puissant pour se faire obéir ; aussi n’osa-t-il pas faire valoir les droits qu’il avait à la couronne impériale.

    Charles III of France


    Charles connaissait sa faiblesse, et n’ignorait pas que les seigneurs étaient presque tous voués à Robert, frère d’Eudes, qui aspirait à la royauté. Ne voulant pas choisir un ministre parmi les grands, il donna toute sa confiance à Haganon, simple gentilhomme, qui avait toutes les qualités nécessaires pour gouverner et la France et son roi. Le seul tort de Charles fut de ne pas cacher assez l’ascendant qu’il avait accordé à son favori, ascendant tel, que, sans sa permission, personne n’approchait plus du monarque ; ce qui fit dire au duc de Saxe, choqué de n’avoir pu être présenté au roi : « Ou Haganon sera bientôt roi avec Charles, ou Charles ne sera bientôt plus qu’un simple gentilhomme avec Hagamon. »

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    En effet, Robert, profitant du mécontentement des seigneurs, sut les engager dans une assemblée tenue à Soissons, à déclarer qu’ils ne reconnaissaient plus Charles pour roi. Cette révolte prit bientôt les caractères d’une guerre civile, et Robert fut sacré en 922.

    Il était dans la destinée de Charles le Simple de n’être jamais seul roi en France. Il ne perdit pas courage ; car, l’année suivante, il livra aux factieux une bataille dans laquelle il tua Robert de sa propre main ; mais les chefs de parti se reproduisent aisément dans les temps de discorde ; Hugues, fils de Robert, ranima le courage des soldats à la vue du cadavre de son père, et poussa si vivement Charles, qu’il l’obligea à prendre la fuite

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    Ce prince chercha un asile près d’Herbert, comte de Vermandois, qu’il était autorisé à regarder comme le plus chaud de ses partisans. Herbert le tint prisonnier à Château-Thierry, puis à Péronne, et traita avec le parti opposé, d’autant plus à son avantage, qu’il lui suffisait, pour se faire craindre, de menacer de rendre la liberté à son roi ; ce qu’il fit en effet, mais pour peu de jours

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    La couronne fut déférée à Raoul ou Rodolphe, duc de Bourgogne, qui fut sacré le 13 juillet 923, dans l’église de Saint-Médard de Soissons. Hugues le Grand, fils de Robert, eut la sagesse de résister au parti qui voulait le choisir pour roi. Charles le Simple ne cessa de vivre que le 7 octobre 929, dans la 50e année de son âge, la 37e de son règne, et la 7e de sa captivité. Il laissa de la reine Ogise, sa quatrième femme, un fils, que cette princesse emmena en Angleterre, et qui est connu sous le nom de Louis d’Outremer.

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  • 26-Eudes

    Eudes
    (né vers 860, mort le 3 janvier 898)
    (Roi de France (Francie occidentale) : règne 888-898)

    Comte de Paris, fils aîné de Robert le Fort, duc de France, il n’est point qualifié par ses contemporains du titre du duc, dont cependant il hérita après la mort de son père. Robert le Fort avait été un membre important de l’aristocratie franque, et était issu de la famille des Robertiens, qui donnera plus tard naissance à la dynastie capétienne. En 852, Charles le Chauve l’avait fait abbé laïque de Marmoutier, puis missi dominici des régions de Tours et d’Angers. Lorsque le souverain avait installé son fils Louis II le Bègue à la tête du comté du Mans, Robert s’était révolté et avait rejoint Louis le Germanique, frére de Charles le Chauve, avant d’accepter de se soumettre en 861, en échange du marquisat de Neustrie. Il eut dè lors en charge la lutte contre Bretons et Normands, et c’est au demeurant en combattant ces derniers à la bataille de Brissarthe (prés d’Angers) en 866, qu’il trouva la mort.

    29 Eudeseudes

    Eudes défendit vaillamment Paris durant le siège qu’il eut à soutenir contre les Normands en 885. Il l’abandonna un moment pour aller solliciter des secours auprès de l’empereur Charles le Gros, laissant en son absence le commandement de la place à Ebles, abbé de St-Germain-des-Prés. A son retour il traversa victorieusement les lignes ennemies ; mais le duc de Saxe qu’il avait devancé, et qui commandait le renfort obtenu, ayant été moins heureux, laissa, par sa défaite et sa mort, les Parisiens tristement déçus dans leur attente.

    Eudes défend Paris contre les Normands-885

    Quelque temps après, l’empereur n’arriva lui-même que pour traiter avec les Normands, à de honteuses conditions. En 888, les Français, les Neustriens et les Bourguignons, dans une assemblée générale des grands du royaume, qui suivit la mort de Charles le Gros, payèrent par le trône les services d’Eudes. Les Normands reparurent ; le nouveau roi répondit à la confiance de la nation, en gagnant sur ces barbares la bataille de Montfaucon.

    eudes

    A la guerre succéda la révolte : Eudes eut à combattre quelques seigneurs qui méconnaissaient son autorité ; il les vainquit, fit trancher la tête à leur chef, le comte Valtguire, et poursuivit les restes de leur parti jusqu’en Aquitaine. Son éloignement éveilla l’audace des amis du jeune Charles III, dit le Simple. Foulques, archevêque de Reims, et Hébert, conte de Vermandois, lui avaient mis une couronne sur la tête ; il fallut la défendre, et ils le firent par la fuite.

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    Eudes, après avoir forcé son faible compétiteur à se retirer en Bourgogne, consentit à composer avec lui. Le royaume fut partagé : la partie située entre le Rhin et la Seine cédée à Charles, et le reste conservé par Eudes, qui en jouit paisiblement jusqu’à sa mort, arrivée le 3 janvier 898 à La Fère (Aisne) ; son corps fut porté à Saint-Denis dans la sépulture des rois.

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    Charles III le Gros
    (né en 839, mort le 12 janvier 888)
    (Empereur d’Occident : règne 881-887.
    Roi de France (Francie occidentale) : règne 884-887.)

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    Surnommé le Gros, Empereur, fils de Louis II le Germanique et petit-fils de Louis le Débonnaire, il naquit en 839. Il avait deux frères plus âgés que lui, Carloman, qui fut roi de Bavière, et Louis, qui fut roi de Saxe ; ils se révoltèrent tous les trois contre leur père ; mais ayant été vaincus, ils furent contraints de lui prêter, en présence de toute l’armée, un nouveau serment de fidélité

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    A la mort de Louis II le Germanique, ses trois fils partagèrent ses Etats ; la Souabe, la Suisse et l’Alsace échurent à Charles le Gros. Carloman, n’ayant survécu que de quatre ans à son père, Charles et Louis se divisèrent son héritage ; les provinces allemandes reconnurent Louis pour souverain ; Charles succéda au royaume d’Italie. Deux ans après, Louis lui-même étant mort sans enfant mâle, Charles réunit tout le patrimoine de Louis le Germanique. Il venait d’être couronné Empereur par le pape Jean VIII.

    Charles-III-le-Gros-roi-de-france

    De si vastes Etats et des titres si pompeux ne lui servirent qu’à montrer sa faiblesse et son manque de courage. A peine Empereur, il se vit engagé dans une guerre avec les Allemands, qui ravageaient son royaume de Lorraine ; il parvint à les bloquer dans leurs retranchements. Mais tout à coup, et au moment où ils songeaient à se rendre prisonniers, Charles acheta d’eux la paix au prix de 2400 livres pesant d’argent, en cédant de plus la Frise occidentale à Godefroi, l’un de leurs rois, à la condition qu’il défendrait contre ses compatriotes les embouchures du Rhin, de la Meuse et de l’Escaut.

    Ce traité honteux, qui indigna l’Allemagne, fut la première cause des malheurs et de la chute de Charles le Gros. Ses injustices envers les fils des margraves d’Autriche, auxquels il enleva l’héritage et la dignité de leurs père, occasionnèrent en Bavière une guerre civile.

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    Charles s’aliéna aussi le cœur de ses sujets d’Italie, en dépouillant les ducs Guy et Bérenger de leurs duchés, pour les donner à des hommes de basse extraction, en s’arrogeant le droit de faire des changements à l’administration de la justice, dans les terres appartenant au saint-siège, enfin en laissant dévaster l’Italie par les Sarrasins, tandis que, se trouvant lui-même dans ce royaume, il aurait pu s’opposer en personne à leurs ravages.

    Il ne vécut pas plus en paix avec sa famille qu’avec ses peuples. Il exila d’Italie en Allemagne sa sœur Engelberge, veuve de l’empereur Louis II ; il fit crever les yeux à son neveu Hugues, duc d’Alsace. Nommé régent de France à la mort du roi Carloman II (884), et durant la minorité de Charles le Simple, il ne gouverna pas mieux comme régent que comme empereur.

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    Les Normands ayant pénétré jusque sous les murs de Paris, Charles y envoya une armée qui fut mise en déroute. Il en rassembla une seconde et s’avança jusqu’à Montmartre ; mais ce fut pour conclure de nouveau une paix honteuse avec les Normands, auxquels il céda la Normandie. Tant d’ineptie et de lâcheté ayant révolté toutes les nations soumises à l’empire de Charles le Gros, il crut apaiser leur ressentiment en leur livrant son premier ministre, l’évêque Luitward.

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    Mais il ne fit que s’avilir davantage par les accusations qu’il porta contre ce favori, qui l’avait longtemps gouverné. Sans égard pour son propre honneur, Charles poursuivit Luitward comme coupable d’un commerce criminel avec l’impératrice Richarde. Elle se justifia par l’épreuve du fer ardent, et se retira dans une abbaye qu’elle avait fondée. Elle a depuis été canonisée par le pape Léon IX. Luitward se réfugia près d’Arnoul, duc de Carinthie, neveu de Charles, et sut engager ce prince à lever l’étendard de la révolte contre l’Empereur, son oncle.

    Celui-ci convoqua une assemblée des grands et des princes de son empire. Mais Arnoul s’y étant présenté avec des forces imposantes, y fit déposer l’Empereur. Charles mourut peu après sa déposition, dans l’abbaye de Reichenau, située dans une île du lac de Constance, en, Souabe, le 12 janvier 888. On prétend que ses propres domestiques l’étranglèrent. Vers les derniers jours de sa vie, il était tombé dans un tel dénuement, qu’il vivait des aumônes de l’archevêque de Mayence.

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  • Charles Auguste Guillaume Henri François Louis de Steuben

    Louis III
    (né en 863, mort le 5 août 882)
     
    (Roi de Francie occidentale et de Neustrie : règne 879-882

    Louis III était fils de Louis le Bègue et de la reine Ansgarde, qui avait été répudiée. Quoique l’intention de son père fût qu’il lui succédât, et qu’en mourant il lui eût fait porter la couronne et l’épée, ce ne fut pas sans peine qu’il monta sur le trône.

    27 Louis III et Carloman

    Sa jeunesse et les soupçons que le second mariage de Louis le Bègue jetait sur la légitimité de sa naissance et sur celle de son frère Carloman servirent de prétexte aux factions qui divisaient la France, et qui toutes avaient leurs vues particulières ; aussi vit-on à la fois trois assemblées qui croyaient représenter la nation : la première, à Meaux, se déclarait pour les deux jeunes princes ; la seconde, à Creil, offrait le trône de France à Louis, roi de Germanie, afin de confier l’Etat à un prince assez puissant pour le défendre contre les Normands ; enfin, la troisième assemblée, convoquée à Mantale par Boson, que Charles le Chauve avait fait duc de Provence, lui donna à l’unanimité le titre de roi des provinces dont il n’avait été jusqu’alors que le gouverneur.
     Les évêques qui étaient présents le couronnèrent à l’instant même, et cette première usurpation semble avoir été le signal de celles qui devaient bientôt la suivre, plus importantes et plus durables. C’est ainsi que se forma le royaume d’Arles ou de Provence, aux dépens des héritiers de Charlemagne, et en faveur d’un prince qui n’était pas du sang royal. De son côté, Louis de Germanie accepta la couronne que lui offraient les factieux de l’assemblée de Creil, et il entra en France avec une armée afin de les soutenir.

    Mais l’assemblée de Meaux, pour éviter une réunion qui la faisait trembler, offrit à ce prince de lui céder en toute propriété la partie du royaume de Lorraine qui appartenait aux rois de France : le traité fut conclu, et Louis de Germanie reprit la route de ses États. L’assemblée de Meaux se décida pour lors à reconnaître rois les fils de Louis le Bègue, Louis III et Carloman. qui furent sacrés l’an 879.

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    Le premier eut la Neustrie et ce qui restait de l’Austrasie ; le second l’Aquitaine et ce qui restait de la Bourgogne. Charles le Simple, fils posthume de Louis le Bègue, fut oublié dans ce partage ; la France, perdant à chaque règne une partie de son étendue, devait, par l’excès du malheur, arriver à l’indivisibilité de la couronne. Au mois de mars 881, Louis III et Carloman se partagèrent la monarchie pendant le séjour qu’ils firent à Amiens ; mais ils eurent assez de vertu pour rester unis, et ils poursuivirent de concert Hugues le Bâtard, qui revendiquait la Lorraine comme fils de Lothaire II et de Valdrade.

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    Louis marcha ensuite contre les Normands, sur lesquels il remporta une grande victoire à Saucourt, dans le Ponthieu, tandis que Carloman essayait de faire rentrer dans le devoir Boson, roi de Provence. Il y serait parvenu sans les nouvelles courses que les Normands firent avec d’autant plus de succès qu’ils avaient des complices jusque dans le conseil des rois.

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    Louis III tomba malade à Tours, au moment où, assisté du duc de Bretagne, il se préparait à combattre ces barbares ; et s’étant fait transporter à Saint-Denis, il mourut au mois d’août 882. Quelques historiens disent qu’il mourut d’une rupture causée par les fatigues de la guerre ; d’autres donnent à sa mort une cause moins honorable.

    Quoi qu’il en soit, on ne peut résister à un sentiment de doute et de défiance lorsque l’on voit la plupart des derniers princes de la race de Charlemagne périr ainsi avant l’âge, sans que la cause de leur mort puisse être déterminée. Comme il n’avait point d’enfant, son frère Carloman lui succéda, et réunit ainsi sous une seule domination les provinces qui composaient encore la France.

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    Carloman II
    (né en 867, mort en décembre 884)
     
    (Roi d’Aquitaine et de Bourgogne : règne 879-882.
    Roi de France (Francie occidentale) : règne 882-884)

    louis-III

     Fils de Louis le Bègue et frère de Louis III, il se vit au moment d’être écarté du trône par les diverses factions qui agitaient la France ; mais ayant épousé une fille du duc Boson, qui s’était fait roi de Provence, le crédit dont jouissait cet usurpateur servit la juste cause de son gendre, et Carloman, ainsi que Louis III, furent sacrés l’an 879, le premier roi d’Aquitaine et d’une partie de la Bourgogne ; le second, roi de Neustrie et d’une partie de l’Austrasie : le reste de la France était passé sous des dominations étrangères.

    Carloman et Louis III trouvèrent leur salut dans leur union ; ils poursuivirent Hugues le Bâtard, qui revendiquait la Lorraine, Boson, qui s’était fait un royaume dans le Midi de la France, et les Normands qui ravageaient toutes les provinces. Ils furent presque toujours victorieux ; mais ces victoires, peu décisives dans un temps où les rois sans pouvoir n’avaient que de petites armées levées à la hâte, n’éloignaient pas la nécessité de combattre sans cesse les mêmes ennemis.

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    Les deux peintures sont de Fontaine Edwige.

     Louis III étant mort au mois d’août 882, Carloman devint seul roi de France ; il mourut lui-même au mois de décembre 884, d’une blessure qu’il reçut à la chasse, et ne laissa point d’enfants.

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    Louis II dit le Bègue né le 1er novembre 846, mort le 11 avril 879 à Compiègne. Roi des Francs (877-879), fils de Charles II dit le Chauve et Ermentrude d'Orléans.

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    Le 10 février 856 à Louviers, son père lui arrange des fiançailles avec une fille d'Erispoë, roi de Bretagne auquel il concède alors le duché du Mans. Déplaisant énormément aux vassaux bretons, cet arrangement est peut-être une des raisons du mécontentement et du complot qui entraînent l'assassinat du roi breton l'année suivante.

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    Marié en premières noces en 862 à Ansgarde de Bourgogne, elle lui donne deux fils, Louis III et Carloman II et trois filles, Gisèle, Hildegarde et Ermentrude. Comme ce mariage avait été contracté sans la volonté de son père, ce dernier oblige Louis à répudier Ansgarde. Il épouse en secondes noces - contre l'avis des autorités ecclésiastiques - Adélaïde de Paris qui lui donne un fils, Charles, qui naît après sa mort.
     
    Comme l'indique son surnom, Louis II bégaie, ce qui l'empêche de s'exprimer en public et nuit à son autorité.

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     Après avoir été roi d'Aquitaine, nommé par son père en 867, il devient roi des Francs après la mort de ce dernier survenue le 6 octobre 877. Son accession au trône est contestée par plusieurs seigneurs et même par l'impératrice Richilde, seconde épouse de son père. Afin de se rallier des partisans, Louis prodigue alors de nombreux cadeaux et promesses, et finalement Richilde elle-même consent à sa succession. Le 8 décembre 877, il est couronné et sacré par l'archevêque Hincmar de Reims dans la chapelle palatine de l'abbaye Saint-Corneille de Compiègne. Son autorité va cependant rester très faible.

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    Bien que sacré une deuxième fois par le pape Jean VIII, lors du concile de Troyes le 7 septembre 878, il demeure un roi sans pouvoir, dominé par la puissance de l'aristocratie. Le 1er novembre de cette même année à Fouron près de Liège, il a cependant la sagesse de conclure avec son cousin Louis de Saxe un accord qui confirme le partage de la Lotharingie effectué par leurs pères en 870 au Traité de Meerssen.

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    De santé fragile, Louis meurt le 11 avril 879 alors qu'il s'apprêtait à lancer une expédition pour soumettre Bernard Plantevelue, comte d'Autun et de Mâcon, qui s'était déclaré rebelle.

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    Louis II le Begue

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    Charles II le chauve (13 juin 823 - 6 octobre 877)  devient roi de France après le taité de Verdun en 843.

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    Charles II, dit le Chauve. - Roi de France , fils de Louis le Débonnaire et de Judith de Bavière, sa deuxième femme, né à Francfort sur-le-Mein en 823, reçut de son père dès 827 le titre de roi d'Alémanie, en 838 celui de roi d'Aquitaine, et devint roi de France en 840.

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     Les faveurs qui lui avaient été accordées au détriment de ses aînés furent la cause des troubles qui agitèrent la fin du règne de Louis et de la mésintelligence qui exista entre ses frères. Il s'unit à Louis le Germanique pour combattre Lothaire, leur frère aîné, qui voulait les exclure du partage de l'empire, et tous deux remportèrent en 841 la bataille de Fontenay en Bourgogne, dont le résultat fut un partage égal de l'empire entre les trois frères (traité de Verdun, 843) : Charles eut la France

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    Il y réunit dans la suite, soit, par conquête, soit par héritage, plusieurs autres États, notamment la Provence et la Lotharingie, qu'il dut néanmoins partager avec Louis le Germanique (traité de Mersen); il se fit couronner empereur en 875 par le pape Jean VIII. 

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    Ce prince vit son royaume désolé par les Vikings, auxquels il donna de grosses sommes pour les engager à se retirer. Les puissants du royaume, mécontents, le déposèrent en 856; mais il se fit rétablir en 859 par l'appui des évêques

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     Il eut plusieurs guerres à soutenir pour conserver l'Aquitaine, qu'il détenait au préjudice de son oncle Pépin Il. S'étant rendu en Italie pour concerter avec le pape les moyens de repousser les attaques des Sarrasins, il fut forcé de revenir en France pour soutenir une guerre contre ses neveux, fils de Louis le Germanique, qu'il avait dépouillés après la mort de leur père; il se fit battre à Andernach, 876

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     Il fut peu après saisi d'une violente maladie, et mourut en 877 au village de Brios au pied du mont Cenis : on prétendit qu'il avait été empoisonné par son médecin Sédécias. C'est de Charles le Chauve que date la puissance féodale et l'affaiblissement de la dynastie carolingienne. Il a laissé des capitulaires, qui ont été joints à ceux de Charlemagne.

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