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    L'Inde et la Chine, au cours des premiers siècles de notre ère, furent les foyers civilisateurs de toute l'Asie. L'une comme l'autre se référaient à une sosmologie fondée sur l'harmonie universelle. Exprimée par l'art, cette conception du monde est sublimée par le symbolisme qui régit les temples. KatmandouNepal2010

     L'hindouisme, issu du brahanisme, se fond dans l'histoire de l'Inde depuis des millénaires. Son architecture sacrée, très codifiée, conçoit le temple comme une représentation du cosmos : au centre réside la divinité manifestée par le symbole de Shiva, les étages figurent les cieux superposés, et la tour, l'axe de l'univers.

    Ce principe s'est toujours perpétué, jusque dans les temples rupestres, et a trouvé sa forme aboutie dans la tour sanctuaire.

    Celle-ci atteint une ampleur inégalée dans les pays du Sud et du Sud-Est asiatiques convertis à l'hindouisme (les temples montagnes d'Angkor) mais aussi au bouddhisme(Borubudur).

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     Car le bouddhisme, né en Inde il y  a vingt-cinq siècles, a repris les lois fondamentaires du modèle architectural hindou. Il s'en démarque toutefois par des scènes figurées et surtout par l'objet de culte, le stupa, monument funéraire et symbole cosmique, support de la méditation.

    Le rayonnement du bouddhisme sera immense. En Chine, son art se perfectionne et magnifie l'architecture traditionnelle en bois. Ainsi la pagode derive-t-elle à la fois du stupa indien au pavillon à étages de l'époque Han, et les temples des grandes réligions chinoises - taoïsme, confucianisme et bouddhisme - bénéficieront d'un traitement architectural assez similaire.

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    Conquérante, la Chine transmet sa religion et ses techniques, et si la Corée fait de la pagode un monument de pierre, le Japon, lui, trouve des solutions originales pour développer à son tour la majesté de ses toits.

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  • tombouctou2

                                             SPLENDEURS DE L'ISLAM

    Les trois grandes mosquées de Tombouctou, restaurées par l'imam Al-Aqib au XVIe siècle, témoignent de l'âge d'or de la capitale intellectuelle et spirituelle de la fin de la dynastie Askia. Elles ont joué un rôle essentiel dans la diffusion de l'islam en Afrique à une époque ancienne.

    On pense que Tombouctou a été fondé vers la fin du Ve siècle de l'hégire par un groupe de Touaregs Imakcharen qui, ayant voyagé sur 250 km au sud de leur base, établirent un camp temporaire gardé par une vieille femme, Bouctou. Peu à peu, Tim-Bouctou (le lieu de Bouctou) devint un petit village sédentaire à la croisée de plusieurs routes commerciales. Très tôt convertie à l'islam (les deux grandes mosquées de Djingareyber et de Sankore ont été construites au cours de la période mandingue), la ville-marché de Tombouctou a atteint son apogée sous la dynastie Askia (1493-1591). Elle devint ensuite un important centre de culture coranique, avec l'université de Sankore et de nombreuses écoles fréquentées, dit-on, par quelque 25 000 élèves. Dans les rues de ce centre intellectuel et religieux, savants, ingénieurs et architectes venus de différentes parties de l'Afrique se mêlaient aux sages et aux marabouts. Très tôt, Tombouctou attira les voyageurs venus de pays lointains.

    Bien que les mosquées d'El-Hena, Kalidi et Algoudour Djingareye aient été détruites, trois monuments essentiels - les mosquées de Djingareyber, de Sankore et de Sidi Yahia - témoignent encore aujourd'hui de la grandeur de Tombouctou.

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    La mosquée de Djingareyber a été construite par le sultan Kankan Moussa après son retour d'un pèlerinage à La Mecque, en 1325. Entre 1570 et 1583, l'imam de Tombouctou, Al-Aqib, la fit reconstruire et agrandir en ajoutant toute sa partie sud et le mur de clôture du cimetière situé à l'ouest. Le minaret central domine la ville ; c'est le principal point de repère dans le paysage urbain actuel. Sur la façade orientale, un minaret moins haut complète le profil de la grande mosquée, qui possède trois cours internes.

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    Comme la mosquée de Djingareyber, celle de Sankore, construite au cours de la période mandingue, a été restaurée par l'imam Al-Aqib entre 1578 et 1582. Ayant fait démolir le sanctuaire, il le reconstruisit en reproduisant les mesures de la Kabaa à La Mecque, qu'il avait prises lui-même avec une corde au cours de son pèlerinage.

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    La mosquée de Sidi Yahia, au sud de celle de Sankore, a probablement été construite vers 1400 par le marabout Cheikh El-Moktar Hamalla pour anticiper la venue d'un saint homme qui apparut effectivement 40 ans plus tard en la personne de Cherif Sidi Yahia, qui fut alors choisi comme imam. Elle a été restaurée en 1557-78 par l'imam Al-Aqib. Outre les mosquées, le site classé compte 16 cimetières et mausolées qui étaient des composantes essentielles du système religieux dans la mesure où, selon la croyance populaire, ils étaient le rempart qui protégeait la ville de tous les dangers. Le mausolée le plus ancien est celui de Cheikh Abul Kassim Attouaty, qui mourut en l'an 936 de l'hégire (1529) et fut enterré 150 m à l'ouest de la ville, avec 50 oulémas et saints hommes originaires de Touat. De la même période, les tombeaux du savant Sidi Mahmoudou, qui mourut en 955 de l'hégire, et celui de l'imam Al-Aqib, le restaurateur des mosquées, qui mourut en l'an 991 de l'hégire (1583), présentent également un grand intérêt.

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  • qutab-minar-tower

                                         SPLENDEURS DE L'ISLAM

    Le Qûtb Minâr ou Qutb Minar - « tour de la victoire » - est le minaret indien le plus haut, et le troisième mondial (après celui de la mosquée Hassan II de Casablanca. Son complexe est l'un des sites touristiques les plus fréquentés de Delhi. Qûtb ud-Dîn Aibak, le premier dirigeant musulman de Delhi, commence la construction du Qûtb Minâ en 1192, mais ne réalise que le premier niveau. Son successeur, Îltutmish, lui ajoute trois niveaux supplémentaires et, en 1368, Fîrûz Shâh Tughlûq construit le cinquième et dernier étage.

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     L'évolution des styles architecturaux d'Aibak à Tuglûk est manifeste lorsqu'on regarde le bâtiment dont la destination n'est pas claire. Certains prétendent qu'il a été construit comme une tour de la victoire pour signifier le début du pouvoir musulman sur l'Inde, alors que d'autres y voient le minaret de la mosquée contigüe utilisé par les muezzins pour l'appel à la prière

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    Le Qûtb Minâr mesure 72,5 m de haut - 80 m à l'origine, et comporte un escalier de 379 marches permettant d'en atteindre le sommet. Il a été cependant interdit au public à la suite de plusieurs suicides. Le diamètre de la base est de 14,3 m tandis que celui du dernier étage est de 2,7 m. C'est la plus haute tour de pierre de l'Inde ainsi qu'un des bâtiments musulmans les plus réussis. Construit en grès rouge, les deux derniers étages en marbre blanc, il est orné de motifqutub-minar-india-architectures décoratifs et de vers calligraphiés du Coran. Il y a cependant une polémique concernant l'appellation de la tour, un certain nombre d'historiens pensent que le Qutub Minar n'a pas été baptisé du nom du premier sultan Qûtb ud-Dîn Aibak, mais en l'honneur de Khwaja Qûtb ud-Dîn, un saint de Bagdad qui était venu habiter en Inde et qui était très vénéré par Îltutmish.

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    Le complexe du Qûtb Minâr comporte beaucoup d'autres bâtiments et structures intéressantes, sans oublier la mosquée Quwwat ul-Islâm, la première construite en Inde, œuvre de Qûtb ud-Dîn Aibak. D’après une inscription située au dessus de l'entrée orientale, elle a été élevée en réutilisant des éléments obtenus de la démolition de 27 temples « idolâtres ». Les matériaux prélevés montrent qu'il s'agissait de temples jaïns et hindous. La mosquée comporte un mélange de style indien et de style islamique. Le Qûtb Minâr est lui-même construit sur les ruines du Lâl Kot, le fort rouge de la ville de Dhilî, construit par le Râi Pithora vers 1180, à la capitale du Rajput, Tomâra, là où étaient les derniers dirigeants hindous de Delhi. La mosquée est en ruine aujourd'hui mais on peut en étudier certaines parties ornées de motifs floraux et de calligraphies. À l'ouest de la mosquée, on trouve le tombeau d'Îltutmish construit en 1235, une nouveauté en Inde où la tradition voulait que les corps subissent une crémation, et qui ne connaissait jusque-là que des cénotaphes de petites dimensions.

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    Près de la mosquée s'élève le « pilier de fer de Delhi » un pylône remontant au IVe siècle et érigé par le raja gupta Chandragupta II en l'honneur de Vishnou. Haut d'à peu près sept mètres, composé de 98 % de fer, il a résisté depuis 1 600 ans à la corrosion de l'atmosphère indienne soumise à la mousson.

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                                                     Nous avons terminé la visite de cette mosquée, à demain.......

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  • divrig10

                                          SPLENDEURS DE L'ISLAM

    Une pierre travaillée avec amour

    La Grande Mosquée de Divrigi, Ulu Cami, et son Dispensaire, qui constituent le premier patrimoine architecturel de Turquie à avoir été inscrit au patrimoine de l’Unesco, ont été édifiés au 13ème siècle par Ahmet Sah de la dynastie Menguc et par sa femme Melike Turan.

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     Le complexe, qui comprend une mosquée, un dispensaire et un mausolée, figure au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1985. La mosquée Ulu Cami de Divrigi , qui a pris forme en 1288 sous les mains de l’architecte Ahlatli Hürrem Sah , nous invite à un voyage dans le passé avec sa coupole hexagonale et ses reliefs extraordinaires.

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     Vu de l’extérieur, la mosquée Ulucami et son dispensaire proposent une architecture épurée. Cependant, les riches décorations toutes différentes des portes du dispensaire ainsi que, pour la mosquée, des portes nord, ouest et de la porte dite du Sah, offrent au visiteur des exemples sans pareils d’architecture et d’ingénieuserie.

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       Leshistoriens de l’art et les architectes affirment que nulle part ailleurs on ne trouve d’aussi belles figures et ornementations en trois dimensions taillées dans la pierre. La principale caractéristique des reliefs qui ornent les portes est d’être chacun différent des autres et d’appartenir à des styles aussi divers que le Baroque, le style seldjoukide et le gothique. Tous les motifs gravés dans la pierre sont asymétriques et dans chaque carré prennent place des milliers de motifs. Par exemple, la couronne végétale que l’on retrouve sur le fronton de la porte nord de la mosquée reflète une variété de végétaux qui n’a existé que dans le monde imaginaire de l’artiste.

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    La visite de ce monastère est finie, demain nous irons dans un autre lieu.

     

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  • caire 2mosquees ville

                                             SPLENDEURS DE L'ISLAM           

    Si vous avez envie de visiter l’Egypte autrement, de découvrir Le Caire à travers les monuments de son histoire et de sa culture médiévale et moderne, voici quelques mosquées cairotes qui méritent le détour.

    La mosquée Ibn Touloun
    La mosquée Ibn Touloun est l’une des plus anciennes mosquées d’Egypte (876-879). Elle a été élevée dans la ville d'Al-Qatai, capitale de l’Egypte à l’époque d’Ibn Touloun (période abbasside). Aujourd’hui, cette zone a été intégrée au Caire, métropole toujours en expansion. Cette mosquée est d’ailleurs le seul monument d’Al-Qatai à avoir survécu.

    La cour de la mosquée est entourée de portiques sur ses quatre côtés. La fontaine pour les ablutions se trouve au centre. Pour le minaret haut de quarante mètres, avec sa forme en spirale, Ibn Touloun s’inspira de celui de Samarra, en Irak, où il avait séjourné plusieurs années

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    Les mosquées Al-Azhar et Al-Hussein
    La mosquée Al-Azhar, qui signifie « la splendide », est considérée comme la plus ancienne université du monde islamique. On y enseigne la jurisprudence sunnite. C’est aussi la première mosquée qui a été édifiée au Caire (970-972). Elle fut commanditée par l’imam al-Muizz li-Din Allah, le quatrième calife fatimide. Il fut aussi le premier calife fatimide à gouverner l’Egypte.

    Depuis sa construction, la mosquée a subi plusieurs phases de réaménagement et a été agrandie. Elle occupe maintenant une surface deux fois plus grande que celle qu’elle recouvrait lors de sa fondation.

    Certains éléments d’architecture antique ont été réemployés dans la construction de cette mosquée. La cour, pavée de marbre et bordée de portiques, prolonge la salle de prière.


    La mosquée Al-Hussein est l’une des plus respectées par les musulmans chiites, car elle contiendrait la tête d’Hussein, le petit fils du prophète.

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    Les mosquées Sultan Hassan et Al-Rifaï
    La mosquée du sultan Hassan est l’œuvre de ce sultan mamelouk, Hassan ibn al-Nasir Muhammad ibn Qalawun, qui fit construire ce complexe en 1356, en ayant pour objectif une visibilité urbaine maximale.

    Mais le site convoité pour la construction de sa mosquée et de ses madrasas (écoles coraniques) étant déjà occupé, il fit abattre les palais des émirs Yalbugha al-Yahyawi et Tunbugha al-Maridani, qui en occupaient l’emplacement.

    Dès l’entrée dans l’édifice, la hauteur du porche, de plus de trente-six mètres, est impressionnante. Un minaret s’élevait à droite de la porte principale, mais il a aujourd’hui disparu, car il s’est effondré sur le souk aux armes (al-Silah) qui se tenait alors à proximité de la mosquée. Ce fut un événement particulièrement meurtrier. Il reste actuellement deux minarets sur ce bâtiment.

    A l’intérieur de l’édifice, la mosquée est organisée autour d’une cour dallée en marbre, au centre de laquelle se dresse une fontaine octogonale destinée aux ablutions. L’accès aux madrasas se trouve dans les iwans nord et sud, mais ne sont pas accessibles au public. Il y avait quatre madrasas, chacune ayant la même structure, en taille réduite, que celle de la mosquée.

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    Le sultan Hassan a également inclus son propre mausolée dans l’édifice. C’est le plus grand mausolée à coupole du Caire. Son architecture ressort à l’extérieur du monument afin d’être vu depuis la citadelle. Cependant, ce n’est pas lui mais son fils qui y a finalement été inhumé. Le sultan a, en fait, été assassiné, et son corps n’a jamais été retrouvé.

    Le pupitre du mausolée, qui supporte le coran, est considéré comme le plus ancien pupitre de ce type, connu en Egypte.

    Juste à côté de la mosquée du sultan Hassan, se dresse la mosquée Al-Rifaï. Celle-ci a été construite au début du XXe siècle. Elle est connue pour les nombreux tombeaux qu’elle abrite. En effet, le khédive Ismaïl, le roi Fouad, père de Farouk et le shah d’Iran, notamment, y ont leur sépulture.

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    La citadelle
    La citadelle du Caire date de la période mamelouke. Elle était le siège du pouvoir à cette époque et abritait les palais des sultans. Sa visite vous permettra d’avoir une vue imprenable sur la ville.

    Cet édifice comporte deux mosquées. La plus grande est la mosquée Mohamed Ali. Elle date de l’époque ottomane (XIXe siècle) et a été édifiée dans la partie supérieure de la citadelle. Son style architectural est directement inspiré des mosquées d’Istanbul. Un vaste dôme de vingt et un mètres de diamètre, dont le sommet s’élève à cinquante-deux mètres, couvre la salle de prière.

    La seconde mosquée est plus petite et date de l’époque mamelouke (1318). Il s’agit de la mosquée An-Nasr Muhammad, qui porte le nom du sultan qui l’a fait construire. Ce dernier la fréquentait pour ses prières du vendredi.

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    La mosquée Al-Hakim
    Ce lieu de culte a été édifié par la volonté du sultan Al-Hakim (996-1021). L’édifice visible aujourd’hui, couvert de marbre blanc, n’a plus rien à voir avec le monument d’origine, qui était construit en briques. Cependant, ses minarets compteraient parmi les plus vieux du Caire et méritent d’être vus.

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                                      SPLENDEURS DE L'ISLAM

     

    Haut de 65 mètres, le minaret de Djâm est une construction gracieuse et élancée datant de la fin du XIIe ou du début du XIIIe. Recouvert d’une décoration complexe en briques et portant une inscription en céramique bleu turquoise au sommet, il est remarquable par la qualité de son architecture et de ses motifs décoratifs, qui représentent l’apogée d’une tradition artistique propre à cette région. Son impact est renforcé par un environnement spectaculaire : la vallée encaissée du Hari Rod qui s’ouvre entre d’imposantes montagnes au cœur de la province de Ghor, à 450 km à l'ouest de Kaboul et 215 km à l'est d'Hérat.

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    Traversant en janvier 2002 l’Afghanistan à pied, d’Hérat à Kaboul, l'Ecossais Rory Stewarts'arrêta à Djâm. Dans ce paysage dénudé, très pauvre et inhospitalier, il décrit ce minaretcomme une colonne mince de terre cuite aux motifs gravés enchevêtrés, ornée d'une ligne de faïences turquoise. Vers son sommet, en céramiques bleu de Perse, sont écrits les mots : « Ghiyassudin Muhammad ibn Sam, Roi des rois… ». Ghiyassudinest le sultan de l'empire ghoride qui a bâti la mosquée d'Hérat, les dômes de Chist-e-Sharif et la cité disparue de Fizouzkoh. La tour est aussi finement travaillée qu'une pièce d'échec en ivoire. La base octogonale, les trois étages, les vestiges des balcons et la complexité surchargée des motifs géométriques s'effacent devant la pureté des lignes effilées et la teinte beige de la brique cuite.

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    D'autre part, avant le passage de Rory Stewart, les habitants des villages alentour s'étaient livrés à des fouilles clandestines puis en 2005tout autour du minaret et sur le versant montagneux lui faisant face, rapportant de multiples objets d'une grande beauté : marbre gravé de frises florales, aiguière en terre cuite recouverte d'un vigoureux motif de vagues et d'yeux de poisson, pièces d'échec magnifiquement sculptées dans de l'ivoire, porte en bois sculptée avec des tigres et des scènes de chasse, porcelaines importées de Chine, pièces de monnaie représentant des adorateurs zoroastriens du feu… La plupart de ces trésors artistiques issus de ces pillages étaient, depuis la chute des talibans, en route pour les marchés européens, américains ou japonais.

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    Sur la colline de Kushkak, entre le village et le minaret, on a découvert en 1962 des inscriptions en hébreu datées entre 1153 et 1203[7].
    Son inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril date de 2002. L'architecture et la décoration novatrices du minaret de Djâm ont joué un rôle significatif dans le développement des arts et de l'architecture du sous-continent indien et au-delà. Le minaret et ses vestiges archéologiques associés constituent un témoignage exceptionnel de la puissance et de la qualité de la civilisation ghoride qui domina cette région aux XIIe et XIIIe siècles.

     

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  • Grande mosquee Kairouan2 S

                             SPLENDEURS DE L'ISLAM

    La Grande Mosquée de Kairouan  également appelée mosquée Oqba Ibn Nafi  en souvenir de son fondateur, est l’une des principales mosquées de Tunisie située à Kairouan. Historiquement première métropole musulmane du Maghreb, Kairouan, réputée en tant que centre spirituel et religieux de la Tunisie, est aussi parfois considérée comme la quatrième ville sainte de l’islam. Représentant l’édifice emblématique de la cité, la Grande Mosquée reste le sanctuaire le plus ancien et le plus prestigieux de l’Occident musulman. Elle a été classée, avec la ville de Kairouan, au patrimoine mondial de l’Unesco en 1988.

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    Élevée par Oqba Ibn Nafi à partir de 670 (correspondant à l’an 50 de l’hégire), alors que la ville de Kairouan est fondée, elle est considérée, dans le Maghreb, comme l’ancêtre de toutes les mosquées de la région aussi bien que l’un des plus importants monuments islamiques et un chef-d’œuvre universel d’architecture. D’un point de vue esthétique, la Grande Mosquée de Kairouan apparaît comme le plus bel édifice de la civilisation musulmane au Maghreb. Son ancienneté et la qualité de son architecture font d’elle un joyau de l’art islamique. Nombreux sont les ouvrages et les manuels d’art musulman qui font référence à la mosquée.

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    Sous le règne de la dynastie des Aghlabides (IXe siècle), de grands travaux donnent à la mosquée sa physionomie actuelle. La renommée et le prestige de la Grande Mosquée et des autres sanctuaires de Kairouan fait que la ville se développe et se peuple de plus en plus. L’université, constituée de savants et de juristes qui dispensent leurs enseignements au sein de la mosquée, est un centre de formation aussi bien pour l’instruction de la pensée musulmane que pour les sciences profanes

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    Née il y a quatorze siècles, la civilisation de l'Islam s'étend de l'Atlantique au Pacifique, du Maroc à l'Indonésie et de l'Espagne à l'Afrique. Elle s'illustre par des arts et une architecture très riches et diversifiés, multiples, où le spirituel se mêle étroitement au monde temporel, urbain.

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     La conquête islamique, partie de l'Arabie après la mort du prophète Mahomet (632), a rapidement construit un vaste empire -bientôt morcelé en califats dont plusieurs seront extrêment puissants. Aussi les hauts lieux de l'Islam se confondent-ils souvent avec des villes prestigieuses, où le souverain a eu à coeur d'imposer une religion triomphante régissant à la fois la cité et les âmes.mosquee katchawa

     

     

     

     

     

     

     

    Les premières grandes mosquées se réduisent à une vaste cour bordée de portiques et fermée en direction de la Mecque par un mur. Ce plan dit "arabe" se retrouve de la Syrie au Maghreb, en Espagne et en Iraq.Dès l'époque omeyyade (661), un décor soigné et l'ajout d'édifices associés - mausolée, école...- manifestent à la fois la puissance du souverain et la prospérité de la comunauté.

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    Cependant, l'évolution architecturale se fait au contact des civilisations préislamiques. Ainsi, la pierre règne de l'Espagne à l'Iraq, mais la brique cuite est très utilisée de l'Iraq à l'Inde. Le minaret apparait dans l'Iraq abbasside (VIIIe siècle), puis la coupole et le porche propagés par les Seldjoukides (XIe siècle) servent de modèle à la mosquée iranienne et turquo-persane.

    Enfin, l'architecture mogholele se distingue en Inde par ses coupoles bulbeuses, tandis que l'Empire ottoman définit un stle influencé par Byzance.

    Aux franges du monde islamique -Indonésie, Malaisie, Chine, Afrique....-, les édifices religieux font en revanche davantage appel à des savoir-faire traditionnels fort peu marqués par l'Islam.

     

     

     

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                       LES CHEFS-D'OEUVRE DE L'ART MONASTIQUE

     Sur l'île de Chios, se trouve le monastère de Néa Moni, construit au XIème siècle. Ses mosaïques comptent parmi les plus belles du pays. Il a été érigé sur l'endroit même où trois ermites trouvèrent une icône de la Vierge. Ce monastère a été classé patrimoine mondial par l'Unesco. Depuis plusieurs décennies, ce monastère sert de couvent.

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    En entrant dans le monastère, vous verrez au sol de splendides motifs et incrustations en marbre très prisés dans l'empire byzantin.

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    Levez un peu la tête, et vous pourrez admirer la magnifique fresque du Christ lavant les pieds des disciples ainsi que la mosaïque de la trahison dans le jardin. Le dôme du monastère a été restauré après un séisme en 1881

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    Descent from the Cross (Nea Moni)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Mosaics in Nea Moni of Chios

     

     

     

     

     

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    Dans une des chapelles du monastère, vous verrez un ossuaire contenant des crânes de martyres de 1822. Un massacre a eu lieu lorsque les habitants de Chios (les "Chiotes" !) ont réclamé leur indépendance. En regardant bien, vous verrez que les crânes ont les marques des coups de hache, témoignage de la violence du massacre.

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    Malgré la découverte macabre des ossements dans une des chapelles de ce monastère, j'espère que les belles mosaïques vous ont séduites.

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  •   site 0657 0001-469-0-20080618152241

                     LES CHEFS D'OEUVRES DE L'ART MONASTIQUE

    La laure de la Trinité-Saint-Serge est un important monastère orthodoxe russe situé dans la ville de Serguiev Possad, à environ 90 km au nord-est de Moscou.

    Le monastère fut fondé par Serge de Radonège, saint patron de la Russie, au milieu du XIVe siècle. C'est là qu'il bénit, en 1380, le prince Dmitri Donskoï à la veille de la bataille de Koulikovo qui fut la première victoire majeure sur les Tatars après 150 ans de domination.

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    Le monastère était une redoutable forteresse : il résista seize mois aux armées polonaises et lituaniennes au début du XVIe siècle. Il a également joué un grand rôle culturel, notamment en raison de l'école de copie et de miniatures fondée au XVe siècle et qui est aujourd'hui devenue un musée d'art, d'histoire et d'architecture. Il contient une vaste collection de peintures et d'objets liturgiques d'or et d'argent.

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    Le monastère, un des plus anciens de la foi orthodoxe, est un haut lieu de pèlerinage orthodoxe, et en particulier la cathédrale de la Sainte-Trinité (Troïtski Sobor) dans laquelle se trouve la tombe de Serge de Radonège. Parmi les autres bâtiments du complexe on trouve la cathédrale de l'Assomption (Ouspenski Sobor), principale église du monastère, avec ses cinq dômes, un doré et les quatre autres d'un bleu intense constellé d'étoiles dorées. C'est Ivan le Terrible qui en ordonna la construction en 1559.

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     Au fond, du côté nord-ouest, se situe la tombe du tsar Boris Godounov. Enfin, le long du mur sud de la forteresse, se trouve l'église-réfectoire de Saint-Serge (Trapeznaïa Tserkov Sankt-Sergueï) qui fut bâtie au XVIIe siècle et à côté de laquelle résidait le patriarche de l'église orthodoxe dans les quartiers du métropolite qui la jouxtent. Dominant l'ensemble du complexe, le clocher à 5 étages édifié par Dmitri Oukhtomski (en) au milieu du XVIIIe siècle siècle contient encore 25 cloches des 42 qu'il abritait à l'origine.

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