Abbaye d'Andlau
En 887, Richarde, vertueuse épouse de l’empereur Charles le Gros depuis plus de dix ans est accusée d’inconduite. À son mari jaloux, elle veut montrer son innocence et se soumet à l’épreuve du feu. Nus pieds et vêtue d’une chemise enduite de cire, elle traverse les flammes sans la moindre brûlure.
Justifiée mais meurtrie par le vil soupçon, elle quitte le château impérial et s’en va dans la forêt. Un ange lui apparaît et lui enjoint de fonder un monastère à l’endroit que lui indiquera une ourse. À l’entrée du val d’Eléon, sur les bords du torrent, elle aperçoit la bête annoncée qui gratte la terre.
En ce lieu s’élève l’abbaye d’Andlau, conclut la légende. En réalité, Richarde a déjà fondé Andlau depuis sept ans quand Charles le Gros la répudie. Perpétuant le souvenir de la fondation légendaire, qui renouvelle l’ancienne hiérophanie, la pieuse maison des chanoinesses d’Andlau a longtemps entretenu un ours vivant ainsi que logé et nourri gratuitement les montreurs d’ours de passage.
Au centre de la ville, cette église consacrée par le Pape Léon IX en 1049,
une crypte du XIème s. gardée par une ourse en grès,
un porche et une frise historiée du XIIème s. haute de 30m, qui en font le plus riche portail sculpté d’Alsace,
la Vierge date des XVème et XVIème s.
et la chaire de 1703 et la nef
un vitrail montrant l'ours































