Bormes-les-Mimosas (Var) 1ere partie
Bormes-les-Mimosas est souvent comparée, grâce à son vieux village, à une crèche provençale : vieilles maisons couvertes de tuiles roses, ruelles fleuries, remparts et ruines de château, le vieux village médiéval offre une vue panoramique sur la plaine et les îles d’Or.
La commune de Bormes-les-Mimosas est située sur la côte méditerranéenne, à l’extrême sud du massif des Maures. Elle s’étend des crêtes du massif principal jusqu’à l’extrémité du cap Bénat qui avance dans la mer en face des îles d’Hyères, en passant par la petite dépression du ruisseau de Batailler, qui assure la communication entre la plaine d’Hyères et la « corniche des Maures » (le Lavandou, Cavalaire).
Le village de Bormes est accroché à flanc de colline, face au sud, sous les ruines de son ancien château.
La commune compte cinq monuments protégés au titre des Monuments historiques
Le fort de Brégançon et l'îlot qui le supporte.
Brégançon est un îlot rocheux de 35 m de hauteur, aujourd’hui relié à la côte par une jetée longue de 150 m.
De tout temps, la forteresse de Brégançon fut convoitée pour sa situation géographique qui permettait la surveillance et la défense des rades de Hyères et de Toulon.
Situé près des mines de plomb argentifère du Cap Bénat et du grenat almandin de La Verne, 400 ans avant J-C, les Grecs y installent un comptoir pour le commerce avec les Ligures. Plus tard, Brégançon devient un repaire de corsaires.
Tout d’abord seigneurie des Vicomtes de Marseille, puissants seigneurs de la terre de Fos, Brégançon est sujet à toutes les convoitises. De gré ou de force, au travers des siècles la presqu’île passe aux mains de plusieurs maîtres rattachés à la couronne de France.
En 1257, Charles d’Anjou, devenu Comte de Provence par son mariage le fait réparer et armer. En 1483, le dernier seigneur de Provence, Charles du Maine lègue le comté au roi de France Louis XI.
La presqu’île sera le lieu de combats meurtriers comme en 1408 contre les sarrasins et en 1578 lors de la guerre entre protestants et catholiques.
En 1793, Bonaparte alors capitaine d’artillerie fait réarmer le fort lors du conflit avec la flotte anglo-espagnole.
L’édifice sera classé monument historique en 1924 et institué résidence présidentielle en 1968.
Pierre-Jean Guth, architecte de la marine nationale, grand prix de Rome, transforma le fort en une résidence d'été agréable tout en respectant ce qui restait de la vieille forteresse.
Si le Général de Gaulle a fort peu profité des charmes de Brégançon, les présidents Pompidou, Giscard D'Estaing, Mitterrand, Chirac, Sarkozy y ont tour à tour séjourné.
L'église Saint-Trophyme de Bormes-les-Mimosas est inscrite depuis le 21 novembre 1973;
L'église paroissiale actuelle fut construite en fin du XVIIIe siècle, elle est d'inspiration romane.
À l'intérieur s'y trouvent, un autel en étain qui est l'œuvre de l'architecte Kappelin, des bustes reliquaires en bois, des retables, et un ancien chemin de croix.
En 1999, des travaux de restauration ont été entrepris à l'intérieur de l'édifice et des fresques datant de sa construction ont été découvertes.
Sur la façade, figure un cadran solaire qui mentionne : « Ab hora diei ad horam Dei » ; ce qui signifie : « De l'heure du jour, à l'heure de Dieu »



































