Fleurs cultivées : Valériane
Egalement appelée herbe aux chats pour l’attirance qu’elle suscite chez les félins avec son odeur forte et peu agréable, la valériane officinale est très commune en Europe.
Elle pousse dans des terrains frais et humides, en dessous de 1 000 m d’altitude, aussi bien à l’ombre qu’au soleil.
D’une hauteur allant jusqu’à 1,50 m, elle présente des feuilles finement découpées
et des petites fleurs blanches à rosées, odorantes et mellifères du mois de mai au mois de septembre. La floraison est abondante surtout à partir de la deuxième année, groupée en grosse inflorescence appelée corymbe au bout d’une longue tige creuse cannelée. Il y a une seule tige fleurie par plant, mais les plants se reproduisent et se rassemblent pour former des massifs fleuris du plus bel effet.
Ses racines rhizomateuses ainsi que ses stolons sont utilisés pour leurs propriétés médicinales connues depuis l’Antiquité où on lui attribuait beaucoup plus de vertus qu’elle n’en possède effectivement. De nos jours, on l’utilise encore couramment, en mélange avec d’autres plantes, dans certaines spécialités pharmaceutiques ainsi que dans des gélules de poudre de racine pour lutter contre la nervosité, l’anxiété et favoriser l’endormissement et le sommeil. Elle est appelée valium végétal au Québec. Par contre, ses racines trop amères ne sont presque plus utilisées en décoction. Il faut masquer son goût avec du miel par exemple pour pouvoir l’avaler.
D’origine latine, son nom signifiait « aller bien, être en bonne santé », en allusion à ses propriétés médicinales.
Dans le langage des fleurs, elle symbolise plutôt la dissimulation.


































