Le grand Almanach de la France : COCCINELLE
Par sa forme et sa couleur, ce petit coléoptère est un des rares insectes qui attire la sympathie de l'homme bien qu'il soit un redoutable prédateur, cependant favorable au jardinier.
La coccinelle est généralement de couleurs vives, tachée de noir sur fond rouge ou jaune, pour mettre en garde contre le goût désagréable de son sang qu'elle peut faire sortir des articulations de ses pattes en cas de danger. De forme hémisphérique, la partie la plus colorée de son corps correspond aux deux ailes dures, les élytres. Elles sont généralement ornées d'un certain nombre de taches variables selon l'espèce (3 000 dans le monde, 90 en France) et l'individu : en aucun cas ce nombre n'indique l'âge de l'insecte (7 étant le plus fréquent).
L'accouplement a lieu au printemps et la femelle pond de 100 à 400 oeufs sur une feuille qu'elle a choisie infestée de pucerons, voire de cochenilles, dont les larves vont se nourrir à leur naissance (au bout de 7 jours) et jusqu'à la fin du développement, qui dure 3 semaines.
La coccinelle est un prédateur bien organisé. Pour localiser au plus vite une colonie de pucerons, elle se déplace rapidement et en ligne droite. Puis, lorsqu'elle en a détecté une, elle se déplace lentement en virages successifs pour en apprécier l'ampleur. Utilisé pour protéger les cultures (on les élève en grand nombre à cet effet), cet "insecticide" à quatre pattes a un appétit pantagruélique : adulte, la coccinelle peut ingérer jusqu'à 100 pucerons par jour.
L'absence de nourriture et l'augmentation des températures incitent les coccinelles à passer l'été en altitude (600 à 800 mètres). L'automne arrivé, elles se regroupent sous des écorces d'arbres, des interstices de rochers... où elles hibernent. Malheureusement, un champignon peut détruire jusqu'à 70% de l'effectif des colonies ainsi regroupées.
Texte extrait du livre : Le grand Almanach de la France.











