"Les oiseaux de mer" poème de Gaston Ligny
Les oiseaux de mer
Les goélands lissent leurs ailes
Tout près de Brest et de Toulon.
Du Nord au Sud la mer est belle
Comme du temps du temps des galions.
Regardez bien ces macareux,
On dirait des fleurs de falaise,
Toujours assis entre deux chais’
Ils vont par deux, ils vont par deux.
La marée monte à Saint Malo
La falaise a les pieds dans l’eau
Et le gardien de phare est triste
Il est le dernier sur la liste
Des écolos écologistes
Un cormoran sur un rochez,
Se chauffe au soleil de onze heur’
Il fait beau jusqu’à tout à l’heure
Car le soleil va se cacher.
Lorsque la météo chagrine,
Lorsque le vent a force neuf,
J’entends les gars de la marine
Dir’que le vent s’offre un coup d’bluff.
La marée monte à Saint Malo
La falaise a les pieds dans l’eau
Et le gardien de phare est triste
Il est le dernier sur la liste
Des écolos écologistes
Regardez ces fous de Bassan !
Sont-ils fous ? Je vous le demande.
Non ce sont des pêcheurs d’Islande,
Ils plongent au large d’Ouessant.
Et quand vient le temps des amours,
Du Morbihan jusqu’en Charente,
Les prises de bec sont fréquent’
A l’Orient comme à Cherbourg.
La marée monte à Saint Malo
La falaise a les pieds dans l’eau
Et le gardien de phare est triste
Il est le dernier sur la liste
Des écolos écologistes
J’aurais tant voulu naviguer
Même sur un rafiot fragile
Et parler du parfum des îl’
Des santals et des cocotiers.
Mais moi qui suis resté en rade,
Je connais des oiseaux de mer
J’ai souvent l’cœur à Désirade
Quand il fait froid quand c’est l’hiver.
La marée monte à Saint Malo
La falaise a les pieds dans l’eau
Et le gardien de phare est triste
Il est le dernier sur la liste
Gaston Ligny









