Patrimoine mondial de l'Unesco : Centre historique de Prague - 2ème partie.
A partir du XIe siècle, la ville de Prague, qui s'était d'abord développée autour du Vysehrad et du Hradcany, s'étendit sur la rive droite de la Vltava, où s'installèrent les marchands et les artisans.
Après la construction, en 1770, du pont Judith, le premier pont de pierre sur la Vltava, le nouveau quartier, qui porte aujourd'hui le nom de Staré-Mesto (vielle ville), fut protégé par une enceinte fortifiée. Le coeur de Staré-Mesto est occupé par Staromestké namésti, la place de la vieille ville.
Dominée par l'hôtel de ville, qui conserve une horloge astronomique du XVe siècle,
la place est bordée, à l'est, par l'église Notre-Dame-de-Tyn (XIV - XVIe siècle), qui abrite la tombe de l'astronome danois Tycho Brahe,
et à l'ouest, par l'église Saint-Nicolas (1732-1735), chef d'oeuvre baroque de l'architecte Kilian Ignaz Dientzenhofer.
La vieille ville abrite aussi l'ancien ghetto juif, qui fut supprimé à la fin du XIXe siècle, mais qui conserve encore six synagogues, son hôtel de ville et son cimetière.
En 1257, un nouveau quartier, appelé Mala Strana (Petit côté) fut crée au pied du Hradcany, sur la rive gauche. Aujourd'hui, ce quartier, peuplé de palais et de demeures baroques des XVIIe et XVIIe siècles, présente une extraordinaire unité architecturale. Ses ruelles sinueuses, ses jardins dissimulés derrière des façades et des brasseries, fréquentées depuis le XXe siècle par les artistes et par les écrivains, en font un des quartiers les plus pittoresques de la capitale. Bordée de palais baroques, la rue Nerudova, où vécu Wolfang Amadeus Mozart, est une des rues les plus suggestives de Mala Strana.
Au XIVe siècle, sous le règne de l'empereur Charles IV, Prague connut une période de splendeur. Dotée d'une université en 1348,
elle s'étendit vers le sud, sur la rive droite, où fut construit le quartier de Nové Mesto ( Nouvelle ville ).
En 1357, le pont Judith, emporté par les eaux, fut remplacé par le pont Charles, long de 520 mètres et larde de 10 mètres, qui s'appuie sur seize piliers de grès. La tradition rapporte que, pour le protéger des intempéries, l'empereur avait ordonné de mélanger des milliers d'oeufs au mortier.
C'est de ce pont qu'en 1393 Jean Népomucène fut jeté dans la Vltava, après avoir été torturé : canonisé en 1729, il devint le saint le plus vénéré de Bohême. Sa mort tragique fut provoquée par la colère du roi Venceslas IV, auquel le prélat avait refusé, au nom secret de la confession, de révéler ce que la reine lui avait confié. En 1683, une statue de Jean Népomucène, coulée en bronze d'après l'original en bois du sculpteur Jn Brokoff, fut placée sur le pont Charles.
Entre 1706 et 1714, vingt six statues en grès, dont les plus célèbres sont l'oeuvre des sculpteurs Mathias Braun, Ferdinand Maximilian Brokoff et Mathias Vaclav Jakl, vinrent compléter la décoration du pont, à l'image du pont Saint-Ange à Rome.
Texte extrait du livre : Les plus beaux sites du patrimoine mondial de l'Unesco...
La fin de cet article la semaine prochaine...



























































