Peintures de Johann Henrich FUSSLI (1741-1825) Impressionniste
Johann Heinrich Füssli, né dans une famille zurichoise (Suisse), est le deuxième des dix-huit enfants que ses parents ont eus. Son père, Johann Caspar Füssli, peintre de portraits et de paysages destinait Füssli à la prêtrise, et il l'envoie donc à l'université de Zurich, où il reçoit une excellente éducation classique. Un de ses camarades de classe, Johann Kaspar Lavater, poète et physiognomoniste, est devenu l'un de ses proches amis.
Après être entré dans les ordres en 1761, Füssli est forcé de quitter la Suisse pour avoir aidé Lavater à dénoncer un magistrat dont la puissante famille cherchait à se venger. Il traverse l'Allemagne puis, en 1765, visite pour la première fois l'Angleterre, où il vit pendant un temps grâce à l'écriture. Par la suite, il devient un proche de Joshua Reynolds à qui il montre ses dessins. Suivant les conseils de Reynolds, il se consacre complètement à l'art. Dans les années 1770, il fait un pèlerinage artistique en Italie où il est reste jusqu'en 1778, changeant son nom de « Füssli » en « Fuseli », car cela sonnait plus italien.
Au début de l'année 1779, il revient en Grande-Bretagne, en passant par Zurich. Il obtient alors une commande venant du conseiller municipal Boydell, qui organisait à cette période sa célèbre galerie Shakespeare. Füssli peint un certain nombre d'œuvres pour Boydell, et certaines sont publiée dans une édition anglaise du travail de Lavater sur la physiognomie. Parallèlement, il aide le poète William Cowper en préparant une traduction d'Homère.
En 1799, Füssli expose une série de 47 peintures sur des sujets inspirés des travaux du poète John Milton, et il ouvre une « galerie Milton » sur le modèle de la « galerie de Shakespeare » de Boydell, mais l'exposition est un échec commercial et ferme en 1800.
C'est également en 1799 que Füssli est nommé professeur de peinture à la Royal Academy. Quatre ans après il est nommé conservateur à l'académie et il démissionne de son professorat. Toutefois, en 1810, il reprend son poste de professeur qu'il conservera jusqu'à sa mort. Le sculpteur italien Antonio Canova, lors d'une visite en Angleterre, s'intéresse aux travaux de Füssli, et de retour à Rome en 1817, le fait élire membre de l'académie Saint-Luc.
Après une vie sans problèmes de santé, Füssli meurt à Putney, un quartier de la banlieue de Londres, à l'âge avancé de 84 ans. Il est enterré dans la crypte de Cathédrale Saint-Paul de Londres. Il était relativement riche lors de son décès.