Lyons-la-Forêt (Eure)
Niché dans l'une des plus belles hêtraies d'Europe, Lyons-la-Forêt mire dans la Lieure ses jolies maisons colorées, en brique rose ou parées de colombages, dont la plupart ont deux siècles, une grande partie du village ayant été détruite par un incendie à la fin du XVIème siècle.
Une très jolie promenade longe la rivière qui mène jusqu'à un très beau couvent bénédictin du XVIIème siècle, d'où on a une vue superbe sur la vallée,
et au joli quartier des Trois Moulins,
en admirant au passage de vieux lavoirs encore bien entretenus.
Se promener le nez en l'air dans cette ravissante cité suffit déjà à l'enchantement. De la forteresse bâtie sur la motte féodale par Henri 1er Beauclerc, dernier fils de Guillaume le Conquérant, au XIIème siècle, il ne subsiste que quelques murs, mais les jolies rues fleuries du village se déroulent toujours en escargot en épousant la forme circulaire de l'ancien château. Ces courbes ajoutent au charme de Lyons-la-Forêt dont le cœur bat sur la place Benserade, bordée de jolies boutiques, de restaurants et de petits hôtels, où l'animation est à son comble les jours de marché qui se tient autour de belles halles du XVIIIème siècle.
Porteur de souvenirs moins riants, l'hôtel de Ville a conservé intacte la salle du tribunal du XVIII ème avec son exceptionnelle tenture à fleurs de lys, et les anciens cachots attenants au rez-de-chaussée.
Pour chasser les fantômes des malheureux qui finirent dans ces geôles, retournez dans la lumière des rues, à la recherche des maisons célèbres comme celle du Vieux Logis, l'une des plus anciennes de Lyons, où résida la grande pianiste Monique de la Bruchollerie, du Fresne, dans laquelle Maurice Ravel composa le "Tombeau de Couperin",
ou encore celle du poète Isaac Benserade, protégé par le cardinal de Richelieu et de Louis XIV.
Texte d'Isabelle David


























